Monsoon
Voici des mois que j’entretiens
l’absurde dépendance
d’un petit regard bleuté
tâchant de remonter la pente en amont
je me retrouve
lancée dans la chute en aval
sans pour autant connaître
le degré d’inclination de la pente…
Attachée à une gymnastique mentale
qui pousse machinalement au sourire
je m’abandonne à l’oisiveté tiède
qui compense l’intensité montante
de pensées qui défilent
comme sur une fenêtre de train
à une vitesse vertigineuse
qui me donne le tournis.
Et dans cet étrange dialogue
que je tiens avec moi-même
tout le monde est exclu
je me renferme
dans cette bulle étouffante d’air rassis
où je me trouve à l’aise mais isolée.
J’aimerai oublier
laisser de côté cette manie
de m’obséder pour le moindre détail
passer sur l’envie, et le besoin
de compter pour quelqu’un,
de m’arracher de cette immense solitude
que je creuse à même les ongles
autour de moi.
J’invente des images,
je les ramasse à la sortie même
du fil de pensées dérangées
que je m’acharne à suivre,
de haut en bas.
Toujours dans l’attente
de ce stupide regard bleuté,
délavé de sens et de couleur
qui déteint sur chacun de mes mouvements,
je fonce sur les paradis artificiels
en me contaminant de la passivité
morne et désabusée
d’un contexte dans lequel
j’ai du mal à m’inscrire...
l’absurde dépendance
d’un petit regard bleuté
tâchant de remonter la pente en amont
je me retrouve
lancée dans la chute en aval
sans pour autant connaître
le degré d’inclination de la pente…
Attachée à une gymnastique mentale
qui pousse machinalement au sourire
je m’abandonne à l’oisiveté tiède
qui compense l’intensité montante
de pensées qui défilent
comme sur une fenêtre de train
à une vitesse vertigineuse
qui me donne le tournis.
Et dans cet étrange dialogue
que je tiens avec moi-même
tout le monde est exclu
je me renferme
dans cette bulle étouffante d’air rassis
où je me trouve à l’aise mais isolée.
J’aimerai oublier
laisser de côté cette manie
de m’obséder pour le moindre détail
passer sur l’envie, et le besoin
de compter pour quelqu’un,
de m’arracher de cette immense solitude
que je creuse à même les ongles
autour de moi.
J’invente des images,
je les ramasse à la sortie même
du fil de pensées dérangées
que je m’acharne à suivre,
de haut en bas.
Toujours dans l’attente
de ce stupide regard bleuté,
délavé de sens et de couleur
qui déteint sur chacun de mes mouvements,
je fonce sur les paradis artificiels
en me contaminant de la passivité
morne et désabusée
d’un contexte dans lequel
j’ai du mal à m’inscrire...

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