mercredi, novembre 09, 2005

Mal

Et ce soir je lui en veux tellement que je suis frustrée de questions non posées.
Encore en vrac.
Avec une envie de tout déballer.

De ne plus être simple spectatrice de ma danse au bord du gouffre.
Soit je saute, soit je recule. Mais basta. J’ai besoin de réponses.
Soit il saute avec moi soit il sort de ma vie.

Je me sens usée jusqu'à la corde. Je ne sais plus comment j'ai la force mentale de tenir ce double jeu schizophrène.

J'en peux plus. Je l’aime mais j’en peux plus. De me sentir une loque.

Moi aussi j'ai le droit de me sentir désirée bordel de merde. Mais pas du désir qu'il à a épanouir. Pas juste acteur d'un plaisir, desirée.

C'est l'un des trucs qui me rend folle.

Si je ne le suis pas déjà.

je tourne

enrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrond
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enrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrond
enrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrond

infinie spirale.

Fini le masochisme.

vendredi, novembre 04, 2005

Sensations kinésthésiques

Encore l'attente, indéfinissable attente... L’attente, ce stade familier et repoussant dans lequel je me sens encore plongée, cerne mes mots ce soir.

Un regard mou vers le téléphone, l'heure qu'il est je sais que je ne le verrai pas ce soir et je m'en veux de l'attendre quand même, de ne pas avoir fait d'autres plans, de ne pas être plus forte, de ne pas savoir où arrêter, je m'en veux d'en vouloir toujours plus, et plus.. De ne pas faire d’autres plans dans cette attente. L’attente d’une miette de sa peau. Qui ce soir ne viendra plus.

L'un était à peine parti que je courrais vers l'autre. Je suis amorale, mais il arrive un point ou l'intensité du n'importe quoi total est passée au premier plan d'une façon telle que je n'ai même plus recours à mes amis, j'ai peur de m'avouer, de leur avouer que j'ai replongé dans cette marée de chair chaude, dans ce tsunami de volupté, dans ce cercle vicieux qui se referme chaque jour un peu plus sur moi..

Comment passer de tromper mon amour avec mon amant à avoir la sensation de tromper mon amant avec mon amour dans l'espace de trois jours. Et je sens mes priorités chamboulées, et le countdown, plus que 8 semaines, ne fait qu'empirer le tout.

Pourquoi ce besoin de mots insensés si je n'ai même plus rien d'intelligent à raconter et je me sens devenir conne et bornée, enfouie si profondément dans ces pensées tourmentées dont je ne peux pas lui faire part que je ne l'écoute même plus dans l'emblée d'une phrase.

Essayer de me sentir belle pour qu'il continue à séduire mon intellect d'une façon un tantinet rêveuse.

Je m’en veux si horriblement de me pousser encore dans cette histoire, je me sens si lâche, si louche, si perdue, si... infiniment heureuse dans ses bras.

Des verts différents. Le crissement des feuilles mortes. L’esprit brouillé par l’envie de sentir son haleine contre ma peau, je perdais même le fil. Tout le temps. Mais qu’est ce que j’en ai à foutre de la belote si tout ce que je veux c’est t’embrasser ?

Tout est flou. Et aucune envie de focus.

Comme si j’avais ramé pour remonter une pente glissante de boue et d’un coup il pleuvait à nouveau et je me sentais encore glisser, dévaler la pente, et en même temps que l’effort de remonter est perdu à jamais, l’eau est bienvenue… Mais vis-à-vis des autres je suis sale dans la boue à présent. Je ne lutte pas du tout pour m’en sortir..

Just a shot of his scent.

Il me provoque une vie intérieure tellement riche que c’est frustrant de ne pas pouvoir en partager l’intégralité. Et faire attention aux mots. Et aux sujets. Ça devient susceptible alors que je ne m’en rend même pas compte.

La fragilité d’un état transitoire mais dont l’intensité fait défiler les moments à garder précieusement sous verre dans une collection imaginaire.

Comme des rideaux qui s’envolent au soleil. D’un lit à baldaquin. Et je ne sais pas pourquoi. Le velours, l’obscurité. Tout ça rien que sur une odeur.

Je suis bien avec toi.

Moi aussi. Trop.

La magie crée par le besoin de me rapprocher encore, d’envahir son espace avec une tasse de café à la main sur un perron froid.

Comment renoncer à ça ?