Grasse matinée
Ce soir je m'adonne à l'enquête pseudo philosophique de l'amour. Je l'aime. Et pourtant cet amour est tellement intellectualisé qu'il n'y a presque pas de place pour moi dedans. Je suis comme exclue de mon propre amour à cause de l'intense regard extérieur que je lui porte pour justement le réduire et arriver à ne pas devenir complètement folle.
Voici quelques extraits assez pertinents de ma recherche de ce soir.
http://perso.wanadoo.fr/marxiens/psy/marion.htm
La phénomenologie de l'amour
Le "connais-toi toi-même" de la philosophie tend vers l'auto-suffisance, l'amour-propre, voire le développement personnel et donc ce qu'on peut appeler la jouissance de l'idiot, jouissance solitaire, rêve d'une autonomie absolue que l'amour réfute. "L'amour ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même". Je ne suis qu'en tant qu'aimé.
Le lieu de la vérité est le lieu de l'Autre. Il me faut une assurance venue d'ailleurs, c'est pour cela que je suis suspendu à la question "m'aime-t'on?" qui "détermine originairement ce que je suis par ce pour qui je suis", altérité radicale de l'ego à lui-même.
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La décision d'aimer
Je ne tombe pas librement amoureux et pourtant l'amour est toujours entièrement libre mais ce n'est pas une décision froide de la raison, une motivation rationnelle, plutôt une émotivité exceptionnelle qui nous saisit. Alors qu'Ethique et justice n'ont affaire qu'à l'universel, l'amour ne concerne qu'un événement singulier, toujours improbable voire qui semblait tout-à-fait impossible. Autrui ne me doit pas d'amour ("aimez-vous les uns les autres" ne serait donc qu'un voeux pieu).Nul ne tombe amoureux involontairement ou par hasard.
L'instabilité des phénomènes amoureux ne provient donc jamais d'une pénurie de l'intuition, mais à l'inverse, de mon incapacité à lui assigner une signification précise, individualisée et stable. Il s'agit de l'instant où je me dis que je ne suis pas encore amoureux, que je maîtrise encore mon désir, que j'y vais parce que je le veux bien, et autres mensonges auxquels je ne crois d'ailleurs plus vraiment. A cet instant, où il est juste trop tard, où c'en est déjà fait, où je suis fait pour autrui et par mon désir - je ne suis plus le même, donc je suis pourtant enfin moi-même, individualisé sans retour.
Je ne jouis pas de mon plaisir mais du sien [...] Il faut infiniment plus qu'un plaisir, même démultiplié et violent, pour jouir. Il y faut la croisée des chairs.
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Et je l'aime, mais:
"Il est plus facile d'être amant que mari, par la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que d dire de jolies choses de temps en temps." Honoré de Balzac
Ce qui vient pour une fois honorer mon amour et pas mon amant.
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Il n'y a pas forcément un prince charmant derrière tous les crapauds.. -Bénabar
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Et de mon pétage de plombs dérisoire, de cette honte qui m'a fait courrir dans la seule pièce qui ferme pour lui cacher mes larmes il ne reste la tristesse de savoir à quel point il sera triste ce con, le jour où je serai partie et il va enfin réaliser qu'il m'aime.
Et comment il va vouloir s'éclater lui tout seul la tête contre le mur en réalisant.
Mais de toute façon on est pas fait pour être ensemble. Je ne pourrai pas vivre cet amour sans l'appui de l'image de moi même que me renvoient les yeux amoureux de mon ptit stroumpf.
Il dormait. Je le crois. Mais ça n'efface pas cette sensation d'etouffement, d'être au fond du gouffre et de me voir refuser la main qui aurait pu me ramener vers la surface, juste en me serrant contre lui et en murmurant que tout va bien se passer.
Dix mille mots billiaires m'emplissent encore les lèvres d'amertume. J'arrive pas à les effacer malgré ses excuses.
Ça doit être sympa de sauter cette pauvre salope imbécile qui se traine et d'en plus t'acharner à la faire souffrir gratuitement, non? Ça te donne enfin cette image de toi même d'homme blasé à laquelle tu tiens tellement?
Il avait l'air pourtant désolé et même vexé que j'ai pu avoir cette idée de lui.
Peut être que je suis en ce moment tellement pessimiste sur la nature de l'être humain, et surtout je crois les hommes capables d'atrocités que je ne me pose pas la question de - est ce possible qu'il soit si ignoble pour refuser de me prendre dans bras alors que je suis une loque et est ce possible qu'il soit à ce point une ordure pour refuser de me consoler dix minutes..?
En ce moement ça va de soi. Oui. Ils sont tous pareils.
Comment avoir foi en la nature des hommes si tout ce que je vois et tout ce que j'entends c'est ces références à la chair de blonde de 20 ans et des femmes "perimées" après la vingtaine...
J'en ai marre. J'ai mal. J'ai peur.
On est pas faits pour être ensemble.
Il ne resterait rien de la fille gâteuse et pas chiante le jour ou je me sentirai en position de réclamer un du.
Ça va se finir. Date d'expiration-- bientôt, trop tôt.
C'est sans doute mieux ainsi.
Et si c'est pas mieux, ben tan pis, c'est ainsi.
Voici quelques extraits assez pertinents de ma recherche de ce soir.
http://perso.wanadoo.fr/marxiens/psy/marion.htm
La phénomenologie de l'amour
Le "connais-toi toi-même" de la philosophie tend vers l'auto-suffisance, l'amour-propre, voire le développement personnel et donc ce qu'on peut appeler la jouissance de l'idiot, jouissance solitaire, rêve d'une autonomie absolue que l'amour réfute. "L'amour ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même". Je ne suis qu'en tant qu'aimé.
Le lieu de la vérité est le lieu de l'Autre. Il me faut une assurance venue d'ailleurs, c'est pour cela que je suis suspendu à la question "m'aime-t'on?" qui "détermine originairement ce que je suis par ce pour qui je suis", altérité radicale de l'ego à lui-même.
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La décision d'aimer
Je ne tombe pas librement amoureux et pourtant l'amour est toujours entièrement libre mais ce n'est pas une décision froide de la raison, une motivation rationnelle, plutôt une émotivité exceptionnelle qui nous saisit. Alors qu'Ethique et justice n'ont affaire qu'à l'universel, l'amour ne concerne qu'un événement singulier, toujours improbable voire qui semblait tout-à-fait impossible. Autrui ne me doit pas d'amour ("aimez-vous les uns les autres" ne serait donc qu'un voeux pieu).Nul ne tombe amoureux involontairement ou par hasard.
L'instabilité des phénomènes amoureux ne provient donc jamais d'une pénurie de l'intuition, mais à l'inverse, de mon incapacité à lui assigner une signification précise, individualisée et stable. Il s'agit de l'instant où je me dis que je ne suis pas encore amoureux, que je maîtrise encore mon désir, que j'y vais parce que je le veux bien, et autres mensonges auxquels je ne crois d'ailleurs plus vraiment. A cet instant, où il est juste trop tard, où c'en est déjà fait, où je suis fait pour autrui et par mon désir - je ne suis plus le même, donc je suis pourtant enfin moi-même, individualisé sans retour.
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Ma propre chair dépend de l'autre qui me la rend présente, désirable et désirante, incarnation pour l'autre. La chair se constitue comme passivité, sensibilité qui vient de l'autre (se sentir senti), jouissance de la jouissance de l'autre (se voir dans son regard en même temps que sensation de plaisir ou de douleur). La jouissance de l'autre nous éblouit et nous comble car elle nous donne corps, présence pleine et entière, épanouissement des sens.Je ne jouis pas de mon plaisir mais du sien [...] Il faut infiniment plus qu'un plaisir, même démultiplié et violent, pour jouir. Il y faut la croisée des chairs.
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Et je l'aime, mais:
"Il est plus facile d'être amant que mari, par la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que d dire de jolies choses de temps en temps." Honoré de Balzac
Ce qui vient pour une fois honorer mon amour et pas mon amant.
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Il n'y a pas forcément un prince charmant derrière tous les crapauds.. -Bénabar
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Et de mon pétage de plombs dérisoire, de cette honte qui m'a fait courrir dans la seule pièce qui ferme pour lui cacher mes larmes il ne reste la tristesse de savoir à quel point il sera triste ce con, le jour où je serai partie et il va enfin réaliser qu'il m'aime.
Et comment il va vouloir s'éclater lui tout seul la tête contre le mur en réalisant.
Mais de toute façon on est pas fait pour être ensemble. Je ne pourrai pas vivre cet amour sans l'appui de l'image de moi même que me renvoient les yeux amoureux de mon ptit stroumpf.
Il dormait. Je le crois. Mais ça n'efface pas cette sensation d'etouffement, d'être au fond du gouffre et de me voir refuser la main qui aurait pu me ramener vers la surface, juste en me serrant contre lui et en murmurant que tout va bien se passer.
Dix mille mots billiaires m'emplissent encore les lèvres d'amertume. J'arrive pas à les effacer malgré ses excuses.
Ça doit être sympa de sauter cette pauvre salope imbécile qui se traine et d'en plus t'acharner à la faire souffrir gratuitement, non? Ça te donne enfin cette image de toi même d'homme blasé à laquelle tu tiens tellement?
Il avait l'air pourtant désolé et même vexé que j'ai pu avoir cette idée de lui.
Peut être que je suis en ce moment tellement pessimiste sur la nature de l'être humain, et surtout je crois les hommes capables d'atrocités que je ne me pose pas la question de - est ce possible qu'il soit si ignoble pour refuser de me prendre dans bras alors que je suis une loque et est ce possible qu'il soit à ce point une ordure pour refuser de me consoler dix minutes..?
En ce moement ça va de soi. Oui. Ils sont tous pareils.
Comment avoir foi en la nature des hommes si tout ce que je vois et tout ce que j'entends c'est ces références à la chair de blonde de 20 ans et des femmes "perimées" après la vingtaine...
J'en ai marre. J'ai mal. J'ai peur.
On est pas faits pour être ensemble.
Il ne resterait rien de la fille gâteuse et pas chiante le jour ou je me sentirai en position de réclamer un du.
Ça va se finir. Date d'expiration-- bientôt, trop tôt.
C'est sans doute mieux ainsi.
Et si c'est pas mieux, ben tan pis, c'est ainsi.

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