jeudi, octobre 27, 2005

Kelly Clarkson


Je l'ai trouvée, la chanson qui exprime tout. Tout ce que je écris faute de savoir crier.

ADICCTED

It's like you're a drug
It's like you're a demon
I can't face down
It's like I'm stuck
It's like I'm running from you all the time
And I know I let you have all the power
It's like the only company I seek
is misery all around

It's like you're a leach
Sucking the life from me
It's like I can't breathe
Without you inside of me
And I know I let you have all the power
And I realize I'm never gonna quit you over time
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me
It's like I'm not me
It's like I'm lost
It's like I'm giving up slowly
It's like your a ghost that's haunting me
Leave me alone
And I know these voices in my head are mine alone
And I know I'll never change my ways
if I don't give you up now
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me

It's like I'm not me
I'm hooked on you
I need a fix
I can't take it
Just one more hit
I promise I can deal with it
I'll handle it, quit it
Just one more time, then that's it
Just a little bit more to get me
through this

I'm hooked on you
I need a fix
I can't take it
Just one more hit
I promise I can deal with it
I'll handle it, quit it
Just one more time, then that's it
Just a little bit more to get me through this
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me
It's like I'm not me


mercredi, octobre 26, 2005

L'impossible oubli

Comment essayer d'oublier, de s'oublier dans ces mono(b)logues sans début, sempiternes, qui ont un début mais n'auront jamais de fin?

Comment finir avec quelque chose si finir quelque chose signifie y penser encore?

Comment se débarasser de ce poison qui m'envenime, de cette drogue qui me soumet, de ces mots qui m'encombrent la vie?

Délivre moi de ton emprise, fait moi si mal que je ne puisse revenir...

mardi, octobre 25, 2005

Toujours Rilke...

" Parfois les amants ou ceux qui écrivent
trouvent des mots qui, bien qu'ils s'effacent,
laissent dans un coeur une place heureuse
à jamais pensive...

Car il en naît sous tout ce qui passe
d'invisibles persévérances ;
sans qu'ils creusent aucune trace
quelques uns restent des pas de la danse. "

Rainer Maria Rilke.

samedi, octobre 22, 2005

Mlle Pertinence

Sept jours de course effrénée au bord du gouffre.

Un trivial pour suite destiné à m'écoeurer, me laisser sans coeur, sans raison, sans vie, sans souffle.

Et le pire c'est que je veux me retenir et c'est moi qui le pousse encore plus loin. Des jours entiers à essayer de surtout ne pas penser, effacer toutes les certitudes acquises le dernier mois, repartir à zéro de la première case de ce jeu infernal.
Surtout ne pas parler de nous, de peur de casser ce silence, cet équilibre qui ne tient qu'a un fil mais qui fait que l'on puisse encore se parler, qui rend possible l'aveuglage nécessaire pour conserver encore, ne serai-ce qu'un jour de plus, ce plaisir intact d'ouvrir un email et que ce soit lui, qu'il passe d'absent à là sur msn, le guetter, le suivre mentalement, et tu fais quoi, là maintenant, comment oses tu penser à autre chose qui ne soit pas moi et la prochaine fois qu'on se reverra? Mais en même temps c'est insensé de se revoir. Pour quoi faire? Se jeter l'un sur l'autre, et passer encore un moment de plaisir sans lendemain avec le mal de tête du trop plein de questions qui s'ensuit?

Non merci.
Et oui s'il te plait.

Chanson fatigante qui se reproduit toutes les 3mn exactes dans ma tête, question qui revient avec une cadence insupportable dès que j'arrive à penser à autre chose, et ça c'est quand elle n'était pas déjà là, depuis 3 mn, depuis des heures...

Je me dis que bon, il y a d’autres choses plus importantes dans ma vie à part le sexe.

- Attends que finisse le ricanement désabusé de mon surmoi à ces mots, c’est un bourdonnement dans mes oreilles, j’entends plus rien.

J’ai un secret à ne pas te dire.

Il faudrait que j’arrête cette branlette mentale du comment du pourquoi, du pourquoi du comment.

Je ne vais pas le quitter mon amour. Il me dépare une vie sans explosions. Mais une vie. Une vraie. Qui inclue des vrais mots d’amour et pas ces demi mots, sots et délicieux...

Comment ne pas hésiter, comment garder la certitude sachant que je me connais, que je suis capable d’analyser le processus en externe, comme si c’était pas moi et que je me recommanderai moi-même, comme à n’importe quel fou dans cette situation, de tout arrêter, tout de suite ?

Il a juste rebondi. Malade et fiévreux il est aussi seul que je ne le suis dans cette baraque qui tombe en morceaux. Il a choisi mentalement entre moi et rien. Un bon coup et un lit vide. Je ne peux pas lui en vouloir. Mais je lui en veux. Il ne pouvait pas rester ferme dans son dérisoire pétage de plombs ? Pourquoi est ce qu’il doit me suivre dans le doute, pourquoi est ce qu’il ne peut pas me torturer encore un peu, m’aider à le détester pour pouvoir sortir de ce gouffre ?

Mais il s’en fout lui, pourquoi est ce qu’il ferait tout ça ? Juste parce que j’en ai besoin ? Juste parce que ce serait plus simple pour moi? C'est pas le rôle de Darth Vader que je lui fait jouer là. C'est la moitié des vies de la comédie française en mode boule de cristal, vient deviner et combler mes besoins.

Qu'est ce que je peux être conne, parfois.

Toute la journée à essayer de savoir ce qu'est un à propos. Pour une fois qu'il me dit qu'il adore un truc chez moi, et j'arrive même pas à savoir ce que c'est. Génial.

Je ne sens déborder de ces lignes. Déborder dans tous les sens.

Psyche - o - path

My mind keeps wandering around.

Just because it feels good it doesn’t make you right…. dit Skunk Anansie dans sa chanson. Sa chanson qui résonne dans ma chambre, comme une voix dans le vide, personne pour l’écouter, juste mon cerveau creux qui laisse assez de place dans son ramollissement aplatissant pour un peu d’air, d’espace ou le son de la musique retentit.

Et dans ma tête, lorsque sa voix arrive jusque dans les terminations nerveuses qui reconnaissent le son, elle dit Just because you feel good, it doesn’t make it right... smoke away your problems and your life.

And it’s so me right now.

Ecrire, écrire sans penser, comme ça, pour laisser ce flot d’angoisse et étonnement, de honte, partir loin, s’envoler avec la fumée autour de mon bordel dans ma chambre.

Je ne suis pas malade, je ne vais pas aller voir un psychiatre, je ne suis pas malade, je n’ai pas d’addiction au sexe, et tout ce que je fais est tout à fait normal. Je ne vais pas revenir là-dessus avec ma mère. Mais elle oui. Elle va revenir dessus again and again. Et ça me fait rougir de honte. Et qu’elle va tout raconter à mon père. C’est mon intimité, je refuse de la partager avec eux.

Mais encore ?

Si je suis si normale et que je ne me fais pas souçi..
…pourquoi ai-je cette honte boursouflée qui ne me laisse plus respirer ?

vendredi, octobre 21, 2005

Ordonnance

Une p'tite cure façon piqure de bonne humeur.
Une petite dose de bonne santé -on ne veut pas d'overdose non plus- à avaler sans toucher la langue.
Une petite pilule de sourires tendencieux.
Un cachet de rires aux éclats (à doser avec modération)
Et un sachet de bisous effervescents pour faire passer le tout.

mardi, octobre 18, 2005

Empire

C'est malheureux que notre histoire ne semble exister que dans la violence. Est-ce l'impossibilité d'un lendemain, la complexité labyrinthique et sans issue du nous qui la rend si intense? Encore un flot interminable de questions sans réponse envahit mes heures creuses, toutes ces heures creusées par la recherche excédée d'une sortie.

Encore hantée par le sort que jette la nuit la plus sombre, du coup de 3h du matin, je reviens mentalement vers ses plages de chair tendre dans lesquelles j'ai besoin d'enfoncer mes incisives. Cet instinct de possession animale, cet enivrement...

C'est presque chiant de savoir qu'il a un tel empire sur moi, comment est ce qu'il peut me mettre dans cet état? Qu'est ce qui fait que je me sens rougir quand je suis sur mon bureau en train d'essayer de fixer mon ordi et que j'ai des flash-back? Qu'est ce qui fait que je regarde gênée autour de moi en me demandant si ça ne se voit pas sur ma tête, ce à quoi je suis entrain de penser... La violence du plaisir doublement ressenti dans le souvenir, ce prodige de la mémoire qui est capable de te ramener le sentiment exact du moment rappelé, la réminiscence intense de l'acte en lui même, te rapporte le sang sur les joues l'espace de quelques secondes.

Je remémore sans même le vouloir, obsédée, au moment le plus inattendu, la vague de chaleur qui m’envahit lorsqu’il est sur moi, juste au moment ou me pénètre. Et ça fait presque peur.

J’ai toujours entendu dire que les hommes ont au moins une vingtaine de pensées sexuelles par jour, c’est comme ça pour eux tout le temps ?

Comment ils font pour mener une vie normale ? Pour ne pas se cogner la tête contre les murs ?

dimanche, octobre 16, 2005

Out of time...

I think I'm drowning
Asphyxiated
I wanna break this spell
That you've created
You're something beautiful
A contradiction
I wanna play the game
I want the friction
You will be the death of me
You will be the death of me
Bury it
I won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it
Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
I wanted freedom
Bound and restricted
I tried to give you up
But I'm addicted
Now that you know
I'm trapped sense of elation
You'd never dream of
Breaking this fixation
You will squeeze the life out of me
Bury itI won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it

Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
How did it come to this?

You will suck the life out of me
Bury it
I won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it
Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
How did it come to this?

Running out of Time, Muse

Voyages inmobiles vers la douleur.. sous windows

C:\Documents and Settings
C:\Documents and Settings\année_vrisme
C:\Documents and Settings\année_vrisme\Mes documents
C:\Documents and Settings\année_vrisme\Mes documents\Mes fichiers reçus

Et là bam, déjà, la claque, toutes ces photos, ces échanges au cours des conversations nocturnes, ces regarde ce que je veux te montrer...

Déjà, un petit quart d'heure de sourires en souffrance.

Mais on le pousse encore plus loin, parce qu'on est comme ça, masochiste, parce qu'on a du mal à se laisser aller, à penser à autre chose, parce que quand ce moment viendra je l'aurai perdu (e) complètement, lui et la bataille, je me serai résignée, et je sais très bien ce qu'il faut que je fasse mais j'ai encore envie de rêver, un peu, de ce petit bout insignifiant d'amorce de nous redevenu si je.

Et ça donne:

...reçus\anneevrismemsn\Historique
...reçus\anneevrismemsn\Historique\lui460461466.xml

Le truc à ne pas faire.
Vivement déconseillé.
Je sais.

..mais j'ai encore cette envie de me rouler dans l'intoxication assommante de penser à toi.

Le retour du sourire nostalgique, la vivacité, la légèreté de nos conversations qui me bouffaient la vie, d'émotions croisées, pensées perpendiculaires, pensées parallèles, au carré...

Géométrie vitale. Je suis piégée dans un triangle pas isocèle... il y a toujours l'hypoténuse dans ces triangles. Et dans celui-ci c'est pas toi.

Mais l'architecture de ma vie, les repères, est perdue, est noyée.. dans lui460461466.xml

samedi, octobre 15, 2005

Gegen Verführung

Il y a des jours où on a besoin d'un petit coup de main to get through the day. .

Gegen Verführung - Bertold Brecht

Lasst euch nicht verführen!
Es gibt keine Wiederkehr.
Der Tag steht in den Türen;
Ihr könnt schon Nachtwind spüren:
Es kommt kein Morgen mehr.

Lasst euch nicht betrügen
Dass Leben wenig ist.
Schlürft es in schnellen Zügen!
Es wird euch nicht genügen
Wenn ihr es lassen müsst!

Lasst euch nicht vertrösten!
Ihr habt nicht zu viel Zeit!
Lasst Moder den Erlösten!
Das Leben ist am größten:
Es steht nicht mehr bereit.

Lasst euch nicht verführen
Zu Fron und Ausgezehr!
Was kann euch Angst noch rühren?
Ihr sterbt mit allen Tieren
Und es kommt nichts hinterher.

jeudi, octobre 13, 2005

Rompiendo espirales

Je suis un bloc de chagrin froid. Il ne veut pas fondre.

Et il suffit d'une question insensée comme titre pour un mail vide pour que tout revienne et je me sente étouffer.

Comment est ce que ça va?

Et que puis-je répondre à part ça va très bien, merci, et toi?

Et voilà. Ma vie serait plus simple s'il n'existait pas, s'il ne s'était jamais croisé sur mon chemin..

Mais je ne regrette rien, loin de là.

Ou près de là, en fonction des jours. A vrai dire.

Mais dire vrai n'a plus de sens entre nous.

L'écho, dans le vide, est ce qu'il résonne, quand il y a personne pour l'entendre?

lundi, octobre 03, 2005

Lettre d'amour écorché

Trois semaines. C’est pas beaucoup, trois semaines. Et pourtant elles ont été longues. Je me sens couler doucement, m’enfoncer encore dans ce pathétisme absurde de penser à toi avec des si…

Se laisser aller et craquer encore ? Ou bien me faire violence à nouveau et me rappeler moi-même qu’il faut que je me reprenne en main, que j’arrête mes conneries, que je ne peux penser à toi justement que pour me rappeler de ne plus y penser ? Essayer de me mentir à moi-même pour faire en sorte qu’a chaque fois que tu viennes envahir mes pensées, je puisse dresser la barrière mentale et automatique qui m’empêche de me rouler doucement dans ce duvet douillet de mélancolie ? Tous les jours le même choix. Craquer ou pas craquer, sortir, fuir, se bouger pour ne pas avoir encore rendez-vous avec toi entre mes quatre murs, ou justement aller à ton encontre, surtout ne pas rater l’audience avec ma tristesse ?

Je croyais que je pouvais contrôler mes sentiments. Me mentir à moi-même comme aux autres, tout en essayant de ne pas en être consciente. Je le croyais parce que ça faisait trop longtemps que je n’avais pas essayé. J’avais oublié que je n’en suis pas capable, qu’ils font ce qu’ils veulent ces salauds.

Ça peut paraître tout à fait incohérent de ne pas pouvoir, précisément maintenant, retenir ce flot de mots qui veulent parvenir jusqu'à toi et te murmurer que je t’aime. Je ne peux plus les retenir. Voilà, c’est tout. C’est comme un barrage qui se fend en dizaines de petits morceaux et laisse couler d’un coup toute l’eau accumulée. Mes mots te cherchent avec la violence d’une chute d’eau. Le flot continu -plus ou moins paisible- de paroles qui courraient te chercher s’est interrompu, et du coup elles se sont accumulées jusqu'à déborder. Auparavant nos conversations étaient comme une étendue d’eau avec une surface souvent calme et un dédale de courants souterrains. Avec le débordement tout y est passé, l’eau trouble est venue perturber la surface et les pattes de mouche qui viennent te dire les trois mots les plus vides de sens de l’histoire déboulent en vrac maintenant, ici, partout.

Toute cette métaphore tordue comme je les aime vient répondre à la question de pourquoi est ce que je t’en parle, maintenant, de mes sentiments. Je ne cherche plus rien, reprendre le chemin qu’on avait pris est insensé et dangereux, et nous ne pourrions jamais de toute façon être ensemble. Je ne cherche donc plus rien, et j’insiste, je n’ai plus d’espoir sur lequel miser, mais je suis ici à t’écrire pour te raconter que je t’aime. Belle incohérence, pour changer ? Peut-être, sûrement. Ça ne sert à rien de trouver un sens à notre histoire, ça ne sert à rien et quand j’essaye les conclusions font trop mal pour vouloir s’y aventurer…

J’ai beaucoup de mal à croire que cette rupture te laisse complètement indifférent, et voilà aussi pourquoi je ressens le besoin de te raconter tout ça, je me dis que si je te raconte ce que je crois avoir compris, peut être que ça t’aidera toi aussi.

Quoi que dans ton « anesthésie totale blonde» je suppose que tu regardes mon dramatisme d’un œil apitoyé, sans pour autant en arriver encore au mépris ?

Tu vois, je ne peux jamais m’empêcher d’écrire aussi ton rôle dans tous mes scénarios et dans cette scène le personnage craque, n’en peut plus et te raconte son amour.

Pas de fioritures superflues, je t’aime…exactement, te dit-elle
pas comme je n’ai jamais aimé personne, ça m’est déjà arrivé,
pas comme je n’aimerai jamais personne, j’ose espérer que oui.
Exactement je t’aime. Point, c’est tout. Retour à la ligne.

Je lui minimise le cadre à cet amour, mais ça ne ternit pas la violence du sentiment pour autant. Il faut donner aux choses sa place pour qu’elles ne prennent pas toute la place.

Et là tu prends toute la place.

Je t’ai aimé tout le temps. Je t’ai aimé moi, pas ce personnage qui a vécu l’histoire toute seule, en donnant réplique au vide, mais moi, celle qui est malgré tout derrière ce manège infernal de hauts et de bas, celle qui se voulait virtuose de la limite, qui croyait par l’intermédiaire du personnage qu’elle s’écrivait avec toi au fil des nuits, s’éloigner des vrais sentiments. Ce je qui a été ébahie par le miroitement des flammes, qui s’y est trop frôlé et a fini par s’y brûler. Voilà comment j’ai pu me laisser entraîner là dedans.

T’est un blaireau comme les autres mais malgré tout je suis tombée amoureuse de toi,
tu n’est qu’un enmerdeur paumé comme les autres, mais je t’aime.

Et je n’ai que ma partie de la réponse, à ton Comment on a pu se laisser entraîner là dedans. Et je trouve marrant comment je ne sais pas lui donner une définition à ce « là dedans ».
Je pourrai donc encore m’aventurer à t’écrire la réplique, et chercher aussi ta réponse, mais je fais un effort pour rester de mon côté, cette fois ci.

Je sens un peu comme si je l’avais écrite, notre histoire, pas vraiment vécue. C’est peut être pour ça que c’est compliqué d’en dessiner la structure, il n’y a pas de sens, juste à la rigueur, des traces de fil conducteur…

A force de lire et de me plonger avec toi dans les mots chaque soir, j’ai voulu vivre la vie comme dans un roman. Je m’ai accordé la bohémie de vouloir écrire et je nous ai écrit une histoire. Et maintenant que j’essaye encore d’écrire autre chose, je me retrouve à t’écrire quand même, parce que j’aime beaucoup notre histoire, et il faut que je comble de gros blanc qui s’installe dans mon écran, dans mes feuilles, dès qu’il s’agit d’écrire autre chose que notre histoire. Je la trouve quelque part si belle, comme histoire, indépendamment des personnages et des rôles, en laissant de côté la vraie douleur qui en est devenu le socle, que je m’y vois comme un personnage, à l’intérieur, et quand je nous relis, ces centaines d’heures de conversations qui ne se sont pas volatilisé dans l’air et restent sur les logs, c’est presque comme si je lisait un roman.

Un roman que j’aime beaucoup et qui me laisse anxieuse la fin approchant. Tu sais quand t’est à fond dans un livre et tu sais que tu n’as plus que les dernières pages et que tu te dis putain qu’est ce qui va arriver finalement ? C’est quoi le dénouement, et t’est impatient de le connaître mais en même temps triste que le livre soit sur le point de se finir, parce que tu l’as savouré du début jusqu’à la fin ? Parce que l’histoire était bonne, t’a ému, t’a changé, t’a fait vibrer, t’a fait tourbillonner, pleurer, rire, parce que tu as aimé, l’histoire ?

C’est ça cette histoire. C’est ça que j’ai vécu avec toi. Et c’est pour ça que j’ai besoin de te dire que je t’aime. C’est les dernières pages. Et le roman ne pouvait pas se finir sans cet épisode.

je t’embrasse,