jeudi, septembre 29, 2005

If only I could sleep

I can’t remember the last time
I slept long enough to have a real dream

I look for something more lasting than your words
maybe in sorrow I’ll find the intensity your kisses were simply unable to give?

mardi, septembre 27, 2005

...

27/09/2005 01:34:12 Lui Moi oublie moi vite année vrisme
27/09/2005 01:34:19 Lui Moi quitte paris et oublie moi



Putain que ça fait mal.

Sirotage de café

Et je me perds encore dans la musique, en cherchant je ne sais quoi, je retrouve ma douleur écrite par quelqu'un d'autre, comme paroles d'une chanson, qui n'est pas exceptionnelle, mais il n'y a même pas besoin, elle dit ce que je sens, elle le devine, et rien que ça, ça la rend sublime l'espace d'un instant.

Toujours pas de larmes.

Et j'aimerai en verser quelques unes pour voir, pour arriver à me convaincre de mon chagrin, pour lui donner un relief. Mais elles viennent pas. Même avec toutes les chansons qui devraient me faire chialer en repeat. Même pas Roulette.. et pourtant...

Ma vie comme page blanche, et pas d'encre pour me noircir les doigts...


I felt for sure last night
At once we said goodbye
No one else will know these lonely dreams
No one else will know that part of me
Im still driving away
And Im sorry every day
I wont always love these selfish things
I wont always live...
Stop it...
It was my turn to decide
I knew this was our time
No one else will have me like you do
No one else will have me, only you
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine
Amazing still it seems
Ill be 23
I wont always love what Ill never have
I wont always live in my regrets
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine...

mardi, septembre 20, 2005

Découvrir l'invisible...

Et me revoilà à arpenter la vie sans but précis en essayant de me dire qu’il vaut mieux se sentir intelligent à deux, comme disait Cheyenne, que conne toute seule.

Je suis en zone de transit entre mon cœur et le monde, de gare en aéroport je promène ton souvenir dans l’espoir qu’il se décide à rester là d’où je pars. En zone de transit vers cette vie sans toi qui s’ouvre à moi (avec le cœur en lambeaux) je parcours mes pensées en écoutant d’une oreille le soliloque du bitume.

Dans ces villes où les habitants pleurent, souffrent, hurlent, rient, vivent et meurent (par centaines) dans une sorte de confusion organisée, je me perd dans la musique et je cherche dans les paroles de chaque chanson une réponse aux questions que je ne sais pas formuler.

dimanche, septembre 18, 2005

Pas sommeil


Je fixe mon msn depuis des heures, comme si juste en regardant mon écran je pouvais invoquer sa présence. Et d'entre toutes ses présences c'est la virtuelle qui me manque le plus. C'est tellement incompréhensible, la vie, parfois.. Ou alors c'est juste que je ne veux pas comprendre, que tout est clair, que tout est si fini, infiniment fini. Finiment infini.

Nostalgie du partage encore ce soir.

Ne viendront plus ces incomptables nuits insomniaques,
ces nuits où le marchand de sable fût pris en otage
peuplées d’un certain nombre,
-entier et positif-
de dormeurs éventuels,
dérangés nyctalopes,
arpenteurs de la nuit,
enfants du crépuscule,
hiboux, rats morts,
vampires pâles et craintifs, croque mitaines…
et mille autres petits monstres de 2ème classe
chassés à coup de clavier,
dans la recherche partagée d’un sauf-conduit pour les ténèbres...

Fini, tout ça...

Tout est passé par la fenêtre.

Par une fenêtre msn.

Bordel.

samedi, septembre 10, 2005

Récapitulatif de courage

Je m'apprête à prendre mon courage à deux mains.

Je pars.

Partir n'est sans doute pas le mot, on ne peut pas partir de là ou on est pas, mais je le quitte, c’est fini, j’en peux plus, c’est trop. Je veux briser la spirale qui me penche vers la terre, je veux plus de cette ivresse qui me brouille les sens et la pensée, ce vertige furieux qui m’entraîne dès que je ne fais plus attention.

Je pensais que je devais trouver les limites. Mais les limites n’existent pas. C’est à soi de les mettre, les définir, leur donner du sens, du relief, construire les murs qui nous laissent respirer, parfois pour justement les repousser plus tard ; les abattre, mais les construire quand même.

Je veux devenir raisonnable, moi, la pas raisonnable, moi l'excessive, moi la fouteuse de merde. J'ai un an de plus très bientôt. C'est toute ma vie 23 ans. Et je crois que c'est le moment de faire le choix. Soit renouer mes liens avec la folie. Soit les casser à toujours.

La vérité c’est dur. Et on reconnaît les vrais amis à ce qu’il sont là pour nous la rappeler, même si c’est pas marrant. Même si c’est chiantissime, et que ça fait horriblement mal, et que ça nous déchire de l’intérieur. Mais c’est en se déchirant parfois qu’on se retrouve. Pas tout neuf. Mais d’une pièce. Ou en d’assez de gros morceaux pour les recoller.

J'avais déjà pris la décision à plusieurs reprises. La dernière, j'étais convaincue, sûre de mon coup. Et puis encore ce fremissement entre mes jambes. Et puis encore cette envie de lui.

Et toutes les certitudes se sont effondrées. Je me suis laissée gagner par l’urgence de lui dire tout ce que j’avais sur le cœur, de partager encore tout un tas de choses. Mais je me suis finalement rendue compte que c’est maladif, je suis malade, obsessive, compulsive, tarée, psychopathe, le partage ne peux pas se finir, il y a toujours encore des non dits, des vides à remplir, des choses à se dire.

J’ai voulu croire que ça se ferait malgré moi, qu’il finirai bien par partir, mais il part plus. Je me suis laisser piéger par la facilité de me dire que de toute façon il y avait une date de péremption, un adieu obligé, timé. Mais je n’ai plus à attendre que quelqu’un prenne la décision pour moi. Ni le temps ni personne.

Je l’ai prise.

Ce soir on fête mon anniversaire à deux, et dans cette plage de temps entre le coucher et le lever du soleil, je coupe les ponts. Je pars, je m'enfouis, je nous quitte, je me meurs. Je ne veux plus le voir, je ne veux, je ne peux pas continuer comme ça.

J’ai finalement réalisé que pour mettre fin à cette relation, il suffit d’un rien, d’un brin de paille. J’ai vécu des mois dans la peur que ce soit lui qui me quitte, qu’il finisse cette histoire. Mais j’ai plus peur. Je me prends en main. Je nous quitte. Je construis mon mur. J’ai vécu ce que j’avais à vivre. La vie d’une autre. D’une intensité tellement furieuse que c’était presque comme si j’avais volé la vie de quelqu’un d’autre. Mais c’est ma vie que je veux.

La pluie martèle les pavés en bas de la cour. Mais j'ai un peu de paix à l'intérieur, dans l'oeil de la tempête, avant l'orage, je suis calme. C'est un peu comme si j'avais anéthesié l'angoisse. Elle reviendra. Je sais que ça ne va pas être simple. Que je vais regretter notre histoire à un moment donné, mais pour une fois je veux les regrets. J’ai assez de remords.



Would he be able to love the person I've become?

lundi, septembre 05, 2005

Le labyrinthe

Ou la réponse du psychopate.


Ce soir, j'ai foulé de mes pas le labyrinthe
j'ai suivi ses circonvolutions
j'ai laissé ma main droite effleurer le ciment de ses murs, et mes pieds
fouler le marbre de son sol
toujours à droite, toujours prendre à droite
prendre à droite, être droit, c'est le seul moyen de sortir indemne du
labyrinthe
mais est ce que j'ai vraiment envie d'en sortir ?
est ce que je n'ai pas envie de m'y perdre pour de bon, dans ces couloirs
déserts, dans ces alcoves oubliées, dans ces escaliers usés par les fantômes
de mes pensées ?
Je vais devoir en sortir,
il me faut boire
il me faut manger
il me faut dormir
mais est ce que je ne suis pas dépendant à cet égarement admis et voulu ?
est ce que je n'aime pas être épuisé et hagard, crevant de faim et de soif, le
corps tellement saturé de mes propres poisons que la réalité se dissout
doucement, se masque, et se transforme, se fragmente et tombe en pièces
éparses et tellement négligeables ?
le labyrinthe veut me retenir
et j'y suis bien
je me love contre sa pierre chaude,
je pose mon oreille contre cette
maçonnerie séculaire, qui pulse tellement de vie, tellement débordante...
je suis recroquevillé en son sein
c'est ma nourriture, et c'est ma boisson et c'est mon sommeil
une nourriture qui l'affame
une boisson qui l'assoiffe
un sommeil qui l'extenue
Est ce que je peux lui imposer cela ?
Dois je sortir du labyrinthe, si il ne trouve pas la force de m'expulser ?
Dois je lui laisser le choix ?
Peut être pas...


Lui.

La folie...

La ligne de ton cou, cette plage de chair tendre où j’aime enfoncer mon nez, te respirer de près, me fondre, te dire du bout de mes lèvres l’espace d’un bref frôlement que je veux t’appartenir toute entière, cette ligne blanche et douce, moelleuse presque, encombre mes pensées le jour et mes rêves la nuit…

Je rejoins dans la jouissance que tu me provoques le sauvage et le limpide, je me sens écorchée vive par cette fureur inouïe que je sens croître entre mes jambes, tu m’as fait retrouver la folie, l’abandon, le plaisir, tu as repoussé les limites de ma déraison. Je m’abandonne cycliquement au frémissement de mes cuisses, qui t’attendent, te guettent, te désirent, te souhaitent, te nécessitent et franchissent -sans me demander mon avis- le seuil de la patience…

Lorsque l’adrénaline retombe -à chaque fois- j’attends un je ne sais quoi, j’observe, je t’observe, je dessine tes traits du bout des doigts, de la pointe du nez, du bout des lèvres et je m’installe dans ce silence contemplatif qui me donne le tournis. J’aimerai tant te parler, te soupirer mille obscénités à l’oreille, mille secrets, mille mots doux…

Mais les mots maintenant je m’en méfie, j’en ai abusé, je les ai abusés et ils se sentent fatigués, accablés par cette histoire infinie que je leur fait raconter sans cesse dans mes pensées, de ces dessins tortueux qu’ils forment sur les bout électrisés de mes connexions neuronales, épuisés de remuer sans cesse, de devoir former des dessins insensés, comme une longue corde tombée par terre, qui s’emmêle, se tortille dans l’espace et égare les repères, il n’y a plus de début, ni de fin, tout est un amas insensé de fantaisies et phantasmes.. Je cherche donc le silence, il n’y a guère que ta voix, tes soupirs, qui valent mieux que le silence…

Je n’en veux pas de ce désespoir qui s’affiche sur mon visage quand tu me quittes, cette peur constante de -quand est ce que ce sera la dernière fois ?-, et l’angoisse entre les baisers, toujours la même question, lasse de son manège, quand ? quand ? quand est ce que je vais te voir ? quand est ce que j’aurai encore le droit de resserrer mon étreinte, de te ramener vers moi, de d’enfoncer mes doigts sur la peau salée de tes épaules et le pousser vers moi, dans moi ?

L’attente entre ces brefs moments furtifs, fugitifs, mille fois plus délicieux du fait qu’ils sont rares, rares, attendus et défendus, est comme une passion brûlante, une passion amplifiée par l’absence, par l’impossibilité de t’avoir à part entière, qui me dévore, me déchire, fais de moi une femme tourmentée et capricieuse…

Le besoin de t’avoir en moi, sur moi, dans moi, contre moi me hante et m’obsède, me fait par moments frôler la démence, et je me sens devenir un animal, comme la chaleur déraisonnée et déraisonnable d’un félin qui ne peut que chercher, désirer, convoiter, et se retrouve lacéré par le désir pressant d’étancher cette soif de plaisir, de jouissance..

Tu as réveillé la démesure en moi, une gourmandise, un besoin de m’empiffrer de ta peau, de te dévorer tout entier, te manger, te bouffer, te croquer, te lécher, te mordre, doucement, violemment, goulûment, tu as réveillé ma volupté, ma soif, ma faim, mon appétit, ma débauche, ma démence…

Que m’as-tu fait magicien de l’inédit?
Quel filtre poissonneux ai-je avalé ?
Et comment se délivrer de ton sortilège ?

dimanche, septembre 04, 2005

La douleur...

C’est de la folie absolue cette histoire, et je vis partagée par les extrêmes, tantôt je veux laisser tomber l’un, tantôt l’autre, tantôt tous les deux et me fuir moi-même à nouveau et repartir, me reconstruire dans cette glace qui finit par me renvoyer une image de moi dont je ne veux pas. J’ai l’impression de m’être un peu construite comme femme dans les refus que j’ai essuyé cette année, les réticences, les demi mots, toute cette panoplie de la séduction, physique, mentale, morale, que j’ai vécu avec toi et pas qu’avec toi. Je me sens à la fois très femme et très pute, trop gamine et trop naïve, comme si je redécouvrais dans ma sincérité absurde, dans mon honnêteté brutale et frôlant l’autodestructif toutes les fautes à ne pas commettre que je commets l’une après l’autre. Je ne peux m’empêcher de me livrer à toi sans freins, sans mesure, j’abhorre les entraves…


Je me sens comme un œuf dansant sur un jet d’eau.


Je te veux tellement… et on va se faire tellement mal. Quand est ce que j’aurai le courage de nous délivrer de cette spirale descendante vers les enfers ? Je me sens au bord du gouffre, tourbillonner vers le bas et je ne veux pas t’entraîner avec moi. Tu mérites le sourire heureux d’une fille que tu ne trouveras pas avec moi…

Tu mérites tellement mieux que ce que je suis en mesure de t’offrir, qu’il faudra bien qu’un jour se produise le sevrage d’adrénaline que je redoute de toute mon âme… Quand est ce que nous allons nous perdre ? Le compte à rebours fait pirouetter mon désir, mais puisqu’on a déjà dépassé le stade ou l’on peut faire marche arrière il faudra bien que je me prépare, que tu m’abandonnes, qu’on se quitte…