dimanche, juin 04, 2006

Journal du dimanche

La douleur est là

mais pas la blessure

j’ai pas de poids

pourtant ça pèse

et c’est ça la vie

et je n’y peut rien

mais ça fait drôle.

Ça fait bizarre

ça fait différent

ça fait lourd…

ça fait chaud…

ça fait mal quoi.

Et pourtant c’est pas flinguant

je ne suis

ni triste

ni affligée

ni dévastée

ni furieuse

ni excédée

ni indifférente

ni jalouse

ni contente

je ne suis…

pas

je ne suis plus,

plus là du tout

et ça fait mal.

Pas nostalgique

pas ravie

pas déçue

et pas surprise…

Je ne suis pas.

Je ne suis plus.

Anéantie.

Disparue.

Inexistante.

Et je me sens… invraisemblable.

dimanche, mai 14, 2006

Inasequible al desaliento

Comment se débarasser de ce serrement de gorge qui me prend à l'écoute de certaines chansons?
De ce besoin pressant de chialer jusqu'a me vider de lui et son souvenir, qui plus que me hanter, m'enquiquine?

C'est pas tout simple d'oublier. C'est pas tout simple.

vendredi, avril 21, 2006

Soundtrack

It's kinda hard to live without. I'm getting used to it, but there's some days when it all comes back all of a sudden, and it's kinda hard.

Tout change, tout a changé, et je me reveille de cette realité aux teintes d'illusion et je me prends parfois des grosses baffes dans la gueule. Je suis un peu à bout de nerfs tout le temps, et j'aimerai que ça s'arrête, mais je sens comme si j'avais un peu perdu le contrôle, la main sur ma propre vie.

Feels weird.

Et sinon les choses vont bien.
C'est ce que j'essaye de me dire. That everything is going to be ok. On se croise, on se voit pas tant que ça, finalement. Il est parti, je suis restée ici pour me "détendre un peu". Pleurer un bon coup voir si ça s'allège. Et ça va un peu mieux. Mais j'ai envie de rien, sauf de dormir. Dooooormir.

Is this the best it gets? HOw do I know?

mercredi, février 15, 2006

Annéevrisme du coeur

Vidée d'espoirs et d'envie.

La vida mancha. Y mucho.

Et maintenant il faut tenir la tête bien haute. C'est de ma faute. C'est moi la chienne. Et puis j'assume.

Parce que j'ai pas trop le choix.

Il va me manquer tellement mon nabot.

Il me manque déjà.

Mais il fallait que je lui donne la chance de refaire sa vie sans moi au plus vite. Il mérite bien plus que ce que je suis en mesure de lui offrir.


La vida mancha. Et ça fait mal.

lundi, janvier 16, 2006

La chanson pour ce soir

Can't get out of bed
Straighten up my head
I swear this is goodbye
I feel like lying here
I feel like dying here
And only you can save me tonight
I felt this earth spin and crash
The end of the world shouldn't come so fast
Don't stop sucking me in
Making me come back to you
No one will ever compare
Will ever be better than you
I feel powerless
I feel underdressed
I swear this is goodbye
I don't wanna go
I just seem to blow everything that I love tonight
I've been hiding here
I've been lying here
Watching life passing by
I want you to know
I want you to know
I'd die for you
I'd die for you
I felt this earth spin and crash
The end of the world shouldn't come so fast

Don't stop sucking me in
Making me come back to you
No one will ever compare
Will ever be better than you
Don't stop sucking me in
Making me come back to you
No one will ever compare
Will ever be better, better, better than you
Oh everyone's losing their minds
Healthy in paranoid times
I've said all my prayers for tonight
It's never goodbye
It's never good - bye ...

Don't stop sucking me in
Making me come back to you
No one will ever compare
Will ever be better than you
Don't stop sucking me in
Making me come back to you
Oh, no one will ever compare
Will ever be better, better, better than you
Better than youBetter than youBetter than you

Et je hais les dimanches.

samedi, janvier 14, 2006

Petit matin

Au rayon de soleil qui m'a salué

je lui ait tout de suite parlé de toi

Est ce qu'il est déjà réveillé ?

Est ce trop tôt pour qu'on se voie ?

Des soldes, un café, un baiser?

j'ai un vide de toi dans mes mains..

C'est à quelle heure pour s'aimer ?

Me fait pas attendre demain !


mardi, janvier 10, 2006

Chemin critique

Ça doit être ça, les dilemnes.

Ne pas savoir par où se prendre tellement tout fait mal.

J'aimerai avoir des centaines de vies, pour faire du trial and error et savoir, savoir, connaître, arrêter d'avoir peur, me tromper et recommencer sans faire du mal à personne.

Maudit triangle.

Maudit amour.

Maudite peur.

Maudite envie de fuir encore et encore.

Ça doit être ça, grandir. Devoir faire face aux choix.

Comme un bateau qui coule, avec moi dedans, ma vie m'échappe et en même temps me pursuit.

Et j'ai pas de scaphandre pour respirer sous l'eau, moi.

mercredi, décembre 21, 2005

Bonjour Tristesse

J'ai une angoisse ancrée sur le diapragme.

Elle part pas.

J'ai besoin d'une drogue quelconque qui anéantisse tout ça.

Mais je n'ai recours à rien. La musique.

J'ai allumé toutes les lumières de ma chambre. Et j'aimerai pleurer. Comme l'autre soir quand t'étais là. Mais elles viennent pas ces chieuses.

Et au lieu de tout ça, je fais ma valise. En musique.

Il y a toujours pire je suppose.

MATCHBOX 20 - Feel Lyrics

What you want, what you got
Live your life in a crawl space
I'll help you out but you don't want a chance at a better life
You said you never took a ride and now you wanna play
Well, it's a big, big city let me show you around some time
Oh, some time
[Chorus]
And now you crossed that line
You can't come back
Tell me how does it feel now
It's too late too much to forget about
Can't stop now
How does it feel now
I'm only asking because I wanna know
How...you...wanna...feel
Well, I'm a wreck
I'm a mess
I'm a spot on the pavement
I'm a number on your wall
I make you so tired
And I don't think I like this game no more
It goes around and round and round
I'll tell you one more time
Yeah, one more time
[Chorus]
And now you crossed that line
You can't come back
Tell me how does it feel now
It's too late too much to forget about
Can't stop now
How does it feel now
I'm only asking because I wanna know
How...you...wanna...feel
How you wanna feel
[Chorus]
And now you crossed that line
You can't come back
Tell me how does it feel now
It's too late too much to forget about
Can't stop now
How does it feel now
I'm only asking because I wanna know
How...you...wanna...feel
How...you...wanna...feel
How...you...wanna...feel

samedi, décembre 17, 2005

Grasse matinée

Ce soir je m'adonne à l'enquête pseudo philosophique de l'amour. Je l'aime. Et pourtant cet amour est tellement intellectualisé qu'il n'y a presque pas de place pour moi dedans. Je suis comme exclue de mon propre amour à cause de l'intense regard extérieur que je lui porte pour justement le réduire et arriver à ne pas devenir complètement folle.

Voici quelques extraits assez pertinents de ma recherche de ce soir.

http://perso.wanadoo.fr/marxiens/psy/marion.htm
La phénomenologie de l'amour

Le "connais-toi toi-même" de la philosophie tend vers l'auto-suffisance, l'amour-propre, voire le développement personnel et donc ce qu'on peut appeler la jouissance de l'idiot, jouissance solitaire, rêve d'une autonomie absolue que l'amour réfute. "L'amour ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même". Je ne suis qu'en tant qu'aimé.

Le lieu de la vérité est le lieu de l'Autre. Il me faut une assurance venue d'ailleurs, c'est pour cela que je suis suspendu à la question "m'aime-t'on?" qui "détermine originairement ce que je suis par ce pour qui je suis", altérité radicale de l'ego à lui-même.

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La décision d'aimer

Je ne tombe pas librement amoureux et pourtant l'amour est toujours entièrement libre mais ce n'est pas une décision froide de la raison, une motivation rationnelle, plutôt une émotivité exceptionnelle qui nous saisit. Alors qu'Ethique et justice n'ont affaire qu'à l'universel, l'amour ne concerne qu'un événement singulier, toujours improbable voire qui semblait tout-à-fait impossible. Autrui ne me doit pas d'amour ("aimez-vous les uns les autres" ne serait donc qu'un voeux pieu).Nul ne tombe amoureux involontairement ou par hasard.

L'instabilité des phénomènes amoureux ne provient donc jamais d'une pénurie de l'intuition, mais à l'inverse, de mon incapacité à lui assigner une signification précise, individualisée et stable. Il s'agit de l'instant où je me dis que je ne suis pas encore amoureux, que je maîtrise encore mon désir, que j'y vais parce que je le veux bien, et autres mensonges auxquels je ne crois d'ailleurs plus vraiment. A cet instant, où il est juste trop tard, où c'en est déjà fait, où je suis fait pour autrui et par mon désir - je ne suis plus le même, donc je suis pourtant enfin moi-même, individualisé sans retour.

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Ma propre chair dépend de l'autre qui me la rend présente, désirable et désirante, incarnation pour l'autre. La chair se constitue comme passivité, sensibilité qui vient de l'autre (se sentir senti), jouissance de la jouissance de l'autre (se voir dans son regard en même temps que sensation de plaisir ou de douleur). La jouissance de l'autre nous éblouit et nous comble car elle nous donne corps, présence pleine et entière, épanouissement des sens.

Je ne jouis pas de mon plaisir mais du sien [...] Il faut infiniment plus qu'un plaisir, même démultiplié et violent, pour jouir. Il y faut la croisée des chairs.

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Et je l'aime, mais:

"Il est plus facile d'être amant que mari, par la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que d dire de jolies choses de temps en temps." Honoré de Balzac

Ce qui vient pour une fois honorer mon amour et pas mon amant.

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Il n'y a pas forcément un prince charmant derrière tous les crapauds.. -Bénabar

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Et de mon pétage de plombs dérisoire, de cette honte qui m'a fait courrir dans la seule pièce qui ferme pour lui cacher mes larmes il ne reste la tristesse de savoir à quel point il sera triste ce con, le jour où je serai partie et il va enfin réaliser qu'il m'aime.

Et comment il va vouloir s'éclater lui tout seul la tête contre le mur en réalisant.
Mais de toute façon on est pas fait pour être ensemble. Je ne pourrai pas vivre cet amour sans l'appui de l'image de moi même que me renvoient les yeux amoureux de mon ptit stroumpf.

Il dormait. Je le crois. Mais ça n'efface pas cette sensation d'etouffement, d'être au fond du gouffre et de me voir refuser la main qui aurait pu me ramener vers la surface, juste en me serrant contre lui et en murmurant que tout va bien se passer.

Dix mille mots billiaires m'emplissent encore les lèvres d'amertume. J'arrive pas à les effacer malgré ses excuses.

Ça doit être sympa de sauter cette pauvre salope imbécile qui se traine et d'en plus t'acharner à la faire souffrir gratuitement, non? Ça te donne enfin cette image de toi même d'homme blasé à laquelle tu tiens tellement?

Il avait l'air pourtant désolé et même vexé que j'ai pu avoir cette idée de lui.
Peut être que je suis en ce moment tellement pessimiste sur la nature de l'être humain, et surtout je crois les hommes capables d'atrocités que je ne me pose pas la question de - est ce possible qu'il soit si ignoble pour refuser de me prendre dans bras alors que je suis une loque et est ce possible qu'il soit à ce point une ordure pour refuser de me consoler dix minutes..?
En ce moement ça va de soi. Oui. Ils sont tous pareils.
Comment avoir foi en la nature des hommes si tout ce que je vois et tout ce que j'entends c'est ces références à la chair de blonde de 20 ans et des femmes "perimées" après la vingtaine...

J'en ai marre. J'ai mal. J'ai peur.

On est pas faits pour être ensemble.
Il ne resterait rien de la fille gâteuse et pas chiante le jour ou je me sentirai en position de réclamer un du.

Ça va se finir. Date d'expiration-- bientôt, trop tôt.

C'est sans doute mieux ainsi.
Et si c'est pas mieux, ben tan pis, c'est ainsi.

dimanche, décembre 04, 2005

L'archipel du désir

Et si parfois, au lieu de laisser la vie nous surprendre on surprennait la vie?

L'oubli est un phantasme, une pure hallucination de l'esprit.

J'ai refusé desormais du chercher la cohérence dans mes actes et j'essaye juste, tant bien que mal, de gérer cette marée de sensations malencontreuses qui me guettent dans le dédoublement de mon coeur.

Un compte à rebours est une façon comme une autre d'avancer vers l'inconnu.

mercredi, novembre 09, 2005

Mal

Et ce soir je lui en veux tellement que je suis frustrée de questions non posées.
Encore en vrac.
Avec une envie de tout déballer.

De ne plus être simple spectatrice de ma danse au bord du gouffre.
Soit je saute, soit je recule. Mais basta. J’ai besoin de réponses.
Soit il saute avec moi soit il sort de ma vie.

Je me sens usée jusqu'à la corde. Je ne sais plus comment j'ai la force mentale de tenir ce double jeu schizophrène.

J'en peux plus. Je l’aime mais j’en peux plus. De me sentir une loque.

Moi aussi j'ai le droit de me sentir désirée bordel de merde. Mais pas du désir qu'il à a épanouir. Pas juste acteur d'un plaisir, desirée.

C'est l'un des trucs qui me rend folle.

Si je ne le suis pas déjà.

je tourne

enrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrondenrond
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infinie spirale.

Fini le masochisme.

vendredi, novembre 04, 2005

Sensations kinésthésiques

Encore l'attente, indéfinissable attente... L’attente, ce stade familier et repoussant dans lequel je me sens encore plongée, cerne mes mots ce soir.

Un regard mou vers le téléphone, l'heure qu'il est je sais que je ne le verrai pas ce soir et je m'en veux de l'attendre quand même, de ne pas avoir fait d'autres plans, de ne pas être plus forte, de ne pas savoir où arrêter, je m'en veux d'en vouloir toujours plus, et plus.. De ne pas faire d’autres plans dans cette attente. L’attente d’une miette de sa peau. Qui ce soir ne viendra plus.

L'un était à peine parti que je courrais vers l'autre. Je suis amorale, mais il arrive un point ou l'intensité du n'importe quoi total est passée au premier plan d'une façon telle que je n'ai même plus recours à mes amis, j'ai peur de m'avouer, de leur avouer que j'ai replongé dans cette marée de chair chaude, dans ce tsunami de volupté, dans ce cercle vicieux qui se referme chaque jour un peu plus sur moi..

Comment passer de tromper mon amour avec mon amant à avoir la sensation de tromper mon amant avec mon amour dans l'espace de trois jours. Et je sens mes priorités chamboulées, et le countdown, plus que 8 semaines, ne fait qu'empirer le tout.

Pourquoi ce besoin de mots insensés si je n'ai même plus rien d'intelligent à raconter et je me sens devenir conne et bornée, enfouie si profondément dans ces pensées tourmentées dont je ne peux pas lui faire part que je ne l'écoute même plus dans l'emblée d'une phrase.

Essayer de me sentir belle pour qu'il continue à séduire mon intellect d'une façon un tantinet rêveuse.

Je m’en veux si horriblement de me pousser encore dans cette histoire, je me sens si lâche, si louche, si perdue, si... infiniment heureuse dans ses bras.

Des verts différents. Le crissement des feuilles mortes. L’esprit brouillé par l’envie de sentir son haleine contre ma peau, je perdais même le fil. Tout le temps. Mais qu’est ce que j’en ai à foutre de la belote si tout ce que je veux c’est t’embrasser ?

Tout est flou. Et aucune envie de focus.

Comme si j’avais ramé pour remonter une pente glissante de boue et d’un coup il pleuvait à nouveau et je me sentais encore glisser, dévaler la pente, et en même temps que l’effort de remonter est perdu à jamais, l’eau est bienvenue… Mais vis-à-vis des autres je suis sale dans la boue à présent. Je ne lutte pas du tout pour m’en sortir..

Just a shot of his scent.

Il me provoque une vie intérieure tellement riche que c’est frustrant de ne pas pouvoir en partager l’intégralité. Et faire attention aux mots. Et aux sujets. Ça devient susceptible alors que je ne m’en rend même pas compte.

La fragilité d’un état transitoire mais dont l’intensité fait défiler les moments à garder précieusement sous verre dans une collection imaginaire.

Comme des rideaux qui s’envolent au soleil. D’un lit à baldaquin. Et je ne sais pas pourquoi. Le velours, l’obscurité. Tout ça rien que sur une odeur.

Je suis bien avec toi.

Moi aussi. Trop.

La magie crée par le besoin de me rapprocher encore, d’envahir son espace avec une tasse de café à la main sur un perron froid.

Comment renoncer à ça ?

jeudi, octobre 27, 2005

Kelly Clarkson


Je l'ai trouvée, la chanson qui exprime tout. Tout ce que je écris faute de savoir crier.

ADICCTED

It's like you're a drug
It's like you're a demon
I can't face down
It's like I'm stuck
It's like I'm running from you all the time
And I know I let you have all the power
It's like the only company I seek
is misery all around

It's like you're a leach
Sucking the life from me
It's like I can't breathe
Without you inside of me
And I know I let you have all the power
And I realize I'm never gonna quit you over time
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me
It's like I'm not me
It's like I'm lost
It's like I'm giving up slowly
It's like your a ghost that's haunting me
Leave me alone
And I know these voices in my head are mine alone
And I know I'll never change my ways
if I don't give you up now
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me

It's like I'm not me
I'm hooked on you
I need a fix
I can't take it
Just one more hit
I promise I can deal with it
I'll handle it, quit it
Just one more time, then that's it
Just a little bit more to get me
through this

I'm hooked on you
I need a fix
I can't take it
Just one more hit
I promise I can deal with it
I'll handle it, quit it
Just one more time, then that's it
Just a little bit more to get me through this
It's like I can't breathe
It's like I can't see anything
Nothing but you
I'm addicted to you
It's like I can't think
Without you interrupting me
In my thoughts, in my dreams
You've taken over me
It's like I'm not me
It's like I'm not me


mercredi, octobre 26, 2005

L'impossible oubli

Comment essayer d'oublier, de s'oublier dans ces mono(b)logues sans début, sempiternes, qui ont un début mais n'auront jamais de fin?

Comment finir avec quelque chose si finir quelque chose signifie y penser encore?

Comment se débarasser de ce poison qui m'envenime, de cette drogue qui me soumet, de ces mots qui m'encombrent la vie?

Délivre moi de ton emprise, fait moi si mal que je ne puisse revenir...

mardi, octobre 25, 2005

Toujours Rilke...

" Parfois les amants ou ceux qui écrivent
trouvent des mots qui, bien qu'ils s'effacent,
laissent dans un coeur une place heureuse
à jamais pensive...

Car il en naît sous tout ce qui passe
d'invisibles persévérances ;
sans qu'ils creusent aucune trace
quelques uns restent des pas de la danse. "

Rainer Maria Rilke.

samedi, octobre 22, 2005

Mlle Pertinence

Sept jours de course effrénée au bord du gouffre.

Un trivial pour suite destiné à m'écoeurer, me laisser sans coeur, sans raison, sans vie, sans souffle.

Et le pire c'est que je veux me retenir et c'est moi qui le pousse encore plus loin. Des jours entiers à essayer de surtout ne pas penser, effacer toutes les certitudes acquises le dernier mois, repartir à zéro de la première case de ce jeu infernal.
Surtout ne pas parler de nous, de peur de casser ce silence, cet équilibre qui ne tient qu'a un fil mais qui fait que l'on puisse encore se parler, qui rend possible l'aveuglage nécessaire pour conserver encore, ne serai-ce qu'un jour de plus, ce plaisir intact d'ouvrir un email et que ce soit lui, qu'il passe d'absent à là sur msn, le guetter, le suivre mentalement, et tu fais quoi, là maintenant, comment oses tu penser à autre chose qui ne soit pas moi et la prochaine fois qu'on se reverra? Mais en même temps c'est insensé de se revoir. Pour quoi faire? Se jeter l'un sur l'autre, et passer encore un moment de plaisir sans lendemain avec le mal de tête du trop plein de questions qui s'ensuit?

Non merci.
Et oui s'il te plait.

Chanson fatigante qui se reproduit toutes les 3mn exactes dans ma tête, question qui revient avec une cadence insupportable dès que j'arrive à penser à autre chose, et ça c'est quand elle n'était pas déjà là, depuis 3 mn, depuis des heures...

Je me dis que bon, il y a d’autres choses plus importantes dans ma vie à part le sexe.

- Attends que finisse le ricanement désabusé de mon surmoi à ces mots, c’est un bourdonnement dans mes oreilles, j’entends plus rien.

J’ai un secret à ne pas te dire.

Il faudrait que j’arrête cette branlette mentale du comment du pourquoi, du pourquoi du comment.

Je ne vais pas le quitter mon amour. Il me dépare une vie sans explosions. Mais une vie. Une vraie. Qui inclue des vrais mots d’amour et pas ces demi mots, sots et délicieux...

Comment ne pas hésiter, comment garder la certitude sachant que je me connais, que je suis capable d’analyser le processus en externe, comme si c’était pas moi et que je me recommanderai moi-même, comme à n’importe quel fou dans cette situation, de tout arrêter, tout de suite ?

Il a juste rebondi. Malade et fiévreux il est aussi seul que je ne le suis dans cette baraque qui tombe en morceaux. Il a choisi mentalement entre moi et rien. Un bon coup et un lit vide. Je ne peux pas lui en vouloir. Mais je lui en veux. Il ne pouvait pas rester ferme dans son dérisoire pétage de plombs ? Pourquoi est ce qu’il doit me suivre dans le doute, pourquoi est ce qu’il ne peut pas me torturer encore un peu, m’aider à le détester pour pouvoir sortir de ce gouffre ?

Mais il s’en fout lui, pourquoi est ce qu’il ferait tout ça ? Juste parce que j’en ai besoin ? Juste parce que ce serait plus simple pour moi? C'est pas le rôle de Darth Vader que je lui fait jouer là. C'est la moitié des vies de la comédie française en mode boule de cristal, vient deviner et combler mes besoins.

Qu'est ce que je peux être conne, parfois.

Toute la journée à essayer de savoir ce qu'est un à propos. Pour une fois qu'il me dit qu'il adore un truc chez moi, et j'arrive même pas à savoir ce que c'est. Génial.

Je ne sens déborder de ces lignes. Déborder dans tous les sens.

Psyche - o - path

My mind keeps wandering around.

Just because it feels good it doesn’t make you right…. dit Skunk Anansie dans sa chanson. Sa chanson qui résonne dans ma chambre, comme une voix dans le vide, personne pour l’écouter, juste mon cerveau creux qui laisse assez de place dans son ramollissement aplatissant pour un peu d’air, d’espace ou le son de la musique retentit.

Et dans ma tête, lorsque sa voix arrive jusque dans les terminations nerveuses qui reconnaissent le son, elle dit Just because you feel good, it doesn’t make it right... smoke away your problems and your life.

And it’s so me right now.

Ecrire, écrire sans penser, comme ça, pour laisser ce flot d’angoisse et étonnement, de honte, partir loin, s’envoler avec la fumée autour de mon bordel dans ma chambre.

Je ne suis pas malade, je ne vais pas aller voir un psychiatre, je ne suis pas malade, je n’ai pas d’addiction au sexe, et tout ce que je fais est tout à fait normal. Je ne vais pas revenir là-dessus avec ma mère. Mais elle oui. Elle va revenir dessus again and again. Et ça me fait rougir de honte. Et qu’elle va tout raconter à mon père. C’est mon intimité, je refuse de la partager avec eux.

Mais encore ?

Si je suis si normale et que je ne me fais pas souçi..
…pourquoi ai-je cette honte boursouflée qui ne me laisse plus respirer ?

vendredi, octobre 21, 2005

Ordonnance

Une p'tite cure façon piqure de bonne humeur.
Une petite dose de bonne santé -on ne veut pas d'overdose non plus- à avaler sans toucher la langue.
Une petite pilule de sourires tendencieux.
Un cachet de rires aux éclats (à doser avec modération)
Et un sachet de bisous effervescents pour faire passer le tout.

mardi, octobre 18, 2005

Empire

C'est malheureux que notre histoire ne semble exister que dans la violence. Est-ce l'impossibilité d'un lendemain, la complexité labyrinthique et sans issue du nous qui la rend si intense? Encore un flot interminable de questions sans réponse envahit mes heures creuses, toutes ces heures creusées par la recherche excédée d'une sortie.

Encore hantée par le sort que jette la nuit la plus sombre, du coup de 3h du matin, je reviens mentalement vers ses plages de chair tendre dans lesquelles j'ai besoin d'enfoncer mes incisives. Cet instinct de possession animale, cet enivrement...

C'est presque chiant de savoir qu'il a un tel empire sur moi, comment est ce qu'il peut me mettre dans cet état? Qu'est ce qui fait que je me sens rougir quand je suis sur mon bureau en train d'essayer de fixer mon ordi et que j'ai des flash-back? Qu'est ce qui fait que je regarde gênée autour de moi en me demandant si ça ne se voit pas sur ma tête, ce à quoi je suis entrain de penser... La violence du plaisir doublement ressenti dans le souvenir, ce prodige de la mémoire qui est capable de te ramener le sentiment exact du moment rappelé, la réminiscence intense de l'acte en lui même, te rapporte le sang sur les joues l'espace de quelques secondes.

Je remémore sans même le vouloir, obsédée, au moment le plus inattendu, la vague de chaleur qui m’envahit lorsqu’il est sur moi, juste au moment ou me pénètre. Et ça fait presque peur.

J’ai toujours entendu dire que les hommes ont au moins une vingtaine de pensées sexuelles par jour, c’est comme ça pour eux tout le temps ?

Comment ils font pour mener une vie normale ? Pour ne pas se cogner la tête contre les murs ?

dimanche, octobre 16, 2005

Out of time...

I think I'm drowning
Asphyxiated
I wanna break this spell
That you've created
You're something beautiful
A contradiction
I wanna play the game
I want the friction
You will be the death of me
You will be the death of me
Bury it
I won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it
Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
I wanted freedom
Bound and restricted
I tried to give you up
But I'm addicted
Now that you know
I'm trapped sense of elation
You'd never dream of
Breaking this fixation
You will squeeze the life out of me
Bury itI won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it

Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
How did it come to this?

You will suck the life out of me
Bury it
I won't let you bury it
I won't let you smother it
I won't let you murder it
Our time is running out
Our time is running out
You can't push it underground
You can't stop it screaming out
How did it come to this?

Running out of Time, Muse

Voyages inmobiles vers la douleur.. sous windows

C:\Documents and Settings
C:\Documents and Settings\année_vrisme
C:\Documents and Settings\année_vrisme\Mes documents
C:\Documents and Settings\année_vrisme\Mes documents\Mes fichiers reçus

Et là bam, déjà, la claque, toutes ces photos, ces échanges au cours des conversations nocturnes, ces regarde ce que je veux te montrer...

Déjà, un petit quart d'heure de sourires en souffrance.

Mais on le pousse encore plus loin, parce qu'on est comme ça, masochiste, parce qu'on a du mal à se laisser aller, à penser à autre chose, parce que quand ce moment viendra je l'aurai perdu (e) complètement, lui et la bataille, je me serai résignée, et je sais très bien ce qu'il faut que je fasse mais j'ai encore envie de rêver, un peu, de ce petit bout insignifiant d'amorce de nous redevenu si je.

Et ça donne:

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Le truc à ne pas faire.
Vivement déconseillé.
Je sais.

..mais j'ai encore cette envie de me rouler dans l'intoxication assommante de penser à toi.

Le retour du sourire nostalgique, la vivacité, la légèreté de nos conversations qui me bouffaient la vie, d'émotions croisées, pensées perpendiculaires, pensées parallèles, au carré...

Géométrie vitale. Je suis piégée dans un triangle pas isocèle... il y a toujours l'hypoténuse dans ces triangles. Et dans celui-ci c'est pas toi.

Mais l'architecture de ma vie, les repères, est perdue, est noyée.. dans lui460461466.xml

samedi, octobre 15, 2005

Gegen Verführung

Il y a des jours où on a besoin d'un petit coup de main to get through the day. .

Gegen Verführung - Bertold Brecht

Lasst euch nicht verführen!
Es gibt keine Wiederkehr.
Der Tag steht in den Türen;
Ihr könnt schon Nachtwind spüren:
Es kommt kein Morgen mehr.

Lasst euch nicht betrügen
Dass Leben wenig ist.
Schlürft es in schnellen Zügen!
Es wird euch nicht genügen
Wenn ihr es lassen müsst!

Lasst euch nicht vertrösten!
Ihr habt nicht zu viel Zeit!
Lasst Moder den Erlösten!
Das Leben ist am größten:
Es steht nicht mehr bereit.

Lasst euch nicht verführen
Zu Fron und Ausgezehr!
Was kann euch Angst noch rühren?
Ihr sterbt mit allen Tieren
Und es kommt nichts hinterher.

jeudi, octobre 13, 2005

Rompiendo espirales

Je suis un bloc de chagrin froid. Il ne veut pas fondre.

Et il suffit d'une question insensée comme titre pour un mail vide pour que tout revienne et je me sente étouffer.

Comment est ce que ça va?

Et que puis-je répondre à part ça va très bien, merci, et toi?

Et voilà. Ma vie serait plus simple s'il n'existait pas, s'il ne s'était jamais croisé sur mon chemin..

Mais je ne regrette rien, loin de là.

Ou près de là, en fonction des jours. A vrai dire.

Mais dire vrai n'a plus de sens entre nous.

L'écho, dans le vide, est ce qu'il résonne, quand il y a personne pour l'entendre?

lundi, octobre 03, 2005

Lettre d'amour écorché

Trois semaines. C’est pas beaucoup, trois semaines. Et pourtant elles ont été longues. Je me sens couler doucement, m’enfoncer encore dans ce pathétisme absurde de penser à toi avec des si…

Se laisser aller et craquer encore ? Ou bien me faire violence à nouveau et me rappeler moi-même qu’il faut que je me reprenne en main, que j’arrête mes conneries, que je ne peux penser à toi justement que pour me rappeler de ne plus y penser ? Essayer de me mentir à moi-même pour faire en sorte qu’a chaque fois que tu viennes envahir mes pensées, je puisse dresser la barrière mentale et automatique qui m’empêche de me rouler doucement dans ce duvet douillet de mélancolie ? Tous les jours le même choix. Craquer ou pas craquer, sortir, fuir, se bouger pour ne pas avoir encore rendez-vous avec toi entre mes quatre murs, ou justement aller à ton encontre, surtout ne pas rater l’audience avec ma tristesse ?

Je croyais que je pouvais contrôler mes sentiments. Me mentir à moi-même comme aux autres, tout en essayant de ne pas en être consciente. Je le croyais parce que ça faisait trop longtemps que je n’avais pas essayé. J’avais oublié que je n’en suis pas capable, qu’ils font ce qu’ils veulent ces salauds.

Ça peut paraître tout à fait incohérent de ne pas pouvoir, précisément maintenant, retenir ce flot de mots qui veulent parvenir jusqu'à toi et te murmurer que je t’aime. Je ne peux plus les retenir. Voilà, c’est tout. C’est comme un barrage qui se fend en dizaines de petits morceaux et laisse couler d’un coup toute l’eau accumulée. Mes mots te cherchent avec la violence d’une chute d’eau. Le flot continu -plus ou moins paisible- de paroles qui courraient te chercher s’est interrompu, et du coup elles se sont accumulées jusqu'à déborder. Auparavant nos conversations étaient comme une étendue d’eau avec une surface souvent calme et un dédale de courants souterrains. Avec le débordement tout y est passé, l’eau trouble est venue perturber la surface et les pattes de mouche qui viennent te dire les trois mots les plus vides de sens de l’histoire déboulent en vrac maintenant, ici, partout.

Toute cette métaphore tordue comme je les aime vient répondre à la question de pourquoi est ce que je t’en parle, maintenant, de mes sentiments. Je ne cherche plus rien, reprendre le chemin qu’on avait pris est insensé et dangereux, et nous ne pourrions jamais de toute façon être ensemble. Je ne cherche donc plus rien, et j’insiste, je n’ai plus d’espoir sur lequel miser, mais je suis ici à t’écrire pour te raconter que je t’aime. Belle incohérence, pour changer ? Peut-être, sûrement. Ça ne sert à rien de trouver un sens à notre histoire, ça ne sert à rien et quand j’essaye les conclusions font trop mal pour vouloir s’y aventurer…

J’ai beaucoup de mal à croire que cette rupture te laisse complètement indifférent, et voilà aussi pourquoi je ressens le besoin de te raconter tout ça, je me dis que si je te raconte ce que je crois avoir compris, peut être que ça t’aidera toi aussi.

Quoi que dans ton « anesthésie totale blonde» je suppose que tu regardes mon dramatisme d’un œil apitoyé, sans pour autant en arriver encore au mépris ?

Tu vois, je ne peux jamais m’empêcher d’écrire aussi ton rôle dans tous mes scénarios et dans cette scène le personnage craque, n’en peut plus et te raconte son amour.

Pas de fioritures superflues, je t’aime…exactement, te dit-elle
pas comme je n’ai jamais aimé personne, ça m’est déjà arrivé,
pas comme je n’aimerai jamais personne, j’ose espérer que oui.
Exactement je t’aime. Point, c’est tout. Retour à la ligne.

Je lui minimise le cadre à cet amour, mais ça ne ternit pas la violence du sentiment pour autant. Il faut donner aux choses sa place pour qu’elles ne prennent pas toute la place.

Et là tu prends toute la place.

Je t’ai aimé tout le temps. Je t’ai aimé moi, pas ce personnage qui a vécu l’histoire toute seule, en donnant réplique au vide, mais moi, celle qui est malgré tout derrière ce manège infernal de hauts et de bas, celle qui se voulait virtuose de la limite, qui croyait par l’intermédiaire du personnage qu’elle s’écrivait avec toi au fil des nuits, s’éloigner des vrais sentiments. Ce je qui a été ébahie par le miroitement des flammes, qui s’y est trop frôlé et a fini par s’y brûler. Voilà comment j’ai pu me laisser entraîner là dedans.

T’est un blaireau comme les autres mais malgré tout je suis tombée amoureuse de toi,
tu n’est qu’un enmerdeur paumé comme les autres, mais je t’aime.

Et je n’ai que ma partie de la réponse, à ton Comment on a pu se laisser entraîner là dedans. Et je trouve marrant comment je ne sais pas lui donner une définition à ce « là dedans ».
Je pourrai donc encore m’aventurer à t’écrire la réplique, et chercher aussi ta réponse, mais je fais un effort pour rester de mon côté, cette fois ci.

Je sens un peu comme si je l’avais écrite, notre histoire, pas vraiment vécue. C’est peut être pour ça que c’est compliqué d’en dessiner la structure, il n’y a pas de sens, juste à la rigueur, des traces de fil conducteur…

A force de lire et de me plonger avec toi dans les mots chaque soir, j’ai voulu vivre la vie comme dans un roman. Je m’ai accordé la bohémie de vouloir écrire et je nous ai écrit une histoire. Et maintenant que j’essaye encore d’écrire autre chose, je me retrouve à t’écrire quand même, parce que j’aime beaucoup notre histoire, et il faut que je comble de gros blanc qui s’installe dans mon écran, dans mes feuilles, dès qu’il s’agit d’écrire autre chose que notre histoire. Je la trouve quelque part si belle, comme histoire, indépendamment des personnages et des rôles, en laissant de côté la vraie douleur qui en est devenu le socle, que je m’y vois comme un personnage, à l’intérieur, et quand je nous relis, ces centaines d’heures de conversations qui ne se sont pas volatilisé dans l’air et restent sur les logs, c’est presque comme si je lisait un roman.

Un roman que j’aime beaucoup et qui me laisse anxieuse la fin approchant. Tu sais quand t’est à fond dans un livre et tu sais que tu n’as plus que les dernières pages et que tu te dis putain qu’est ce qui va arriver finalement ? C’est quoi le dénouement, et t’est impatient de le connaître mais en même temps triste que le livre soit sur le point de se finir, parce que tu l’as savouré du début jusqu’à la fin ? Parce que l’histoire était bonne, t’a ému, t’a changé, t’a fait vibrer, t’a fait tourbillonner, pleurer, rire, parce que tu as aimé, l’histoire ?

C’est ça cette histoire. C’est ça que j’ai vécu avec toi. Et c’est pour ça que j’ai besoin de te dire que je t’aime. C’est les dernières pages. Et le roman ne pouvait pas se finir sans cet épisode.

je t’embrasse,

jeudi, septembre 29, 2005

If only I could sleep

I can’t remember the last time
I slept long enough to have a real dream

I look for something more lasting than your words
maybe in sorrow I’ll find the intensity your kisses were simply unable to give?

mardi, septembre 27, 2005

...

27/09/2005 01:34:12 Lui Moi oublie moi vite année vrisme
27/09/2005 01:34:19 Lui Moi quitte paris et oublie moi



Putain que ça fait mal.

Sirotage de café

Et je me perds encore dans la musique, en cherchant je ne sais quoi, je retrouve ma douleur écrite par quelqu'un d'autre, comme paroles d'une chanson, qui n'est pas exceptionnelle, mais il n'y a même pas besoin, elle dit ce que je sens, elle le devine, et rien que ça, ça la rend sublime l'espace d'un instant.

Toujours pas de larmes.

Et j'aimerai en verser quelques unes pour voir, pour arriver à me convaincre de mon chagrin, pour lui donner un relief. Mais elles viennent pas. Même avec toutes les chansons qui devraient me faire chialer en repeat. Même pas Roulette.. et pourtant...

Ma vie comme page blanche, et pas d'encre pour me noircir les doigts...


I felt for sure last night
At once we said goodbye
No one else will know these lonely dreams
No one else will know that part of me
Im still driving away
And Im sorry every day
I wont always love these selfish things
I wont always live...
Stop it...
It was my turn to decide
I knew this was our time
No one else will have me like you do
No one else will have me, only you
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine
Amazing still it seems
Ill be 23
I wont always love what Ill never have
I wont always live in my regrets
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine
Youll sit alone forever
If you wait for the right time
What are you hoping for?
Im here and now Im ready
Holding on tight
Dont give away the end
The one thing that stays mine...

mardi, septembre 20, 2005

Découvrir l'invisible...

Et me revoilà à arpenter la vie sans but précis en essayant de me dire qu’il vaut mieux se sentir intelligent à deux, comme disait Cheyenne, que conne toute seule.

Je suis en zone de transit entre mon cœur et le monde, de gare en aéroport je promène ton souvenir dans l’espoir qu’il se décide à rester là d’où je pars. En zone de transit vers cette vie sans toi qui s’ouvre à moi (avec le cœur en lambeaux) je parcours mes pensées en écoutant d’une oreille le soliloque du bitume.

Dans ces villes où les habitants pleurent, souffrent, hurlent, rient, vivent et meurent (par centaines) dans une sorte de confusion organisée, je me perd dans la musique et je cherche dans les paroles de chaque chanson une réponse aux questions que je ne sais pas formuler.

dimanche, septembre 18, 2005

Pas sommeil


Je fixe mon msn depuis des heures, comme si juste en regardant mon écran je pouvais invoquer sa présence. Et d'entre toutes ses présences c'est la virtuelle qui me manque le plus. C'est tellement incompréhensible, la vie, parfois.. Ou alors c'est juste que je ne veux pas comprendre, que tout est clair, que tout est si fini, infiniment fini. Finiment infini.

Nostalgie du partage encore ce soir.

Ne viendront plus ces incomptables nuits insomniaques,
ces nuits où le marchand de sable fût pris en otage
peuplées d’un certain nombre,
-entier et positif-
de dormeurs éventuels,
dérangés nyctalopes,
arpenteurs de la nuit,
enfants du crépuscule,
hiboux, rats morts,
vampires pâles et craintifs, croque mitaines…
et mille autres petits monstres de 2ème classe
chassés à coup de clavier,
dans la recherche partagée d’un sauf-conduit pour les ténèbres...

Fini, tout ça...

Tout est passé par la fenêtre.

Par une fenêtre msn.

Bordel.

samedi, septembre 10, 2005

Récapitulatif de courage

Je m'apprête à prendre mon courage à deux mains.

Je pars.

Partir n'est sans doute pas le mot, on ne peut pas partir de là ou on est pas, mais je le quitte, c’est fini, j’en peux plus, c’est trop. Je veux briser la spirale qui me penche vers la terre, je veux plus de cette ivresse qui me brouille les sens et la pensée, ce vertige furieux qui m’entraîne dès que je ne fais plus attention.

Je pensais que je devais trouver les limites. Mais les limites n’existent pas. C’est à soi de les mettre, les définir, leur donner du sens, du relief, construire les murs qui nous laissent respirer, parfois pour justement les repousser plus tard ; les abattre, mais les construire quand même.

Je veux devenir raisonnable, moi, la pas raisonnable, moi l'excessive, moi la fouteuse de merde. J'ai un an de plus très bientôt. C'est toute ma vie 23 ans. Et je crois que c'est le moment de faire le choix. Soit renouer mes liens avec la folie. Soit les casser à toujours.

La vérité c’est dur. Et on reconnaît les vrais amis à ce qu’il sont là pour nous la rappeler, même si c’est pas marrant. Même si c’est chiantissime, et que ça fait horriblement mal, et que ça nous déchire de l’intérieur. Mais c’est en se déchirant parfois qu’on se retrouve. Pas tout neuf. Mais d’une pièce. Ou en d’assez de gros morceaux pour les recoller.

J'avais déjà pris la décision à plusieurs reprises. La dernière, j'étais convaincue, sûre de mon coup. Et puis encore ce fremissement entre mes jambes. Et puis encore cette envie de lui.

Et toutes les certitudes se sont effondrées. Je me suis laissée gagner par l’urgence de lui dire tout ce que j’avais sur le cœur, de partager encore tout un tas de choses. Mais je me suis finalement rendue compte que c’est maladif, je suis malade, obsessive, compulsive, tarée, psychopathe, le partage ne peux pas se finir, il y a toujours encore des non dits, des vides à remplir, des choses à se dire.

J’ai voulu croire que ça se ferait malgré moi, qu’il finirai bien par partir, mais il part plus. Je me suis laisser piéger par la facilité de me dire que de toute façon il y avait une date de péremption, un adieu obligé, timé. Mais je n’ai plus à attendre que quelqu’un prenne la décision pour moi. Ni le temps ni personne.

Je l’ai prise.

Ce soir on fête mon anniversaire à deux, et dans cette plage de temps entre le coucher et le lever du soleil, je coupe les ponts. Je pars, je m'enfouis, je nous quitte, je me meurs. Je ne veux plus le voir, je ne veux, je ne peux pas continuer comme ça.

J’ai finalement réalisé que pour mettre fin à cette relation, il suffit d’un rien, d’un brin de paille. J’ai vécu des mois dans la peur que ce soit lui qui me quitte, qu’il finisse cette histoire. Mais j’ai plus peur. Je me prends en main. Je nous quitte. Je construis mon mur. J’ai vécu ce que j’avais à vivre. La vie d’une autre. D’une intensité tellement furieuse que c’était presque comme si j’avais volé la vie de quelqu’un d’autre. Mais c’est ma vie que je veux.

La pluie martèle les pavés en bas de la cour. Mais j'ai un peu de paix à l'intérieur, dans l'oeil de la tempête, avant l'orage, je suis calme. C'est un peu comme si j'avais anéthesié l'angoisse. Elle reviendra. Je sais que ça ne va pas être simple. Que je vais regretter notre histoire à un moment donné, mais pour une fois je veux les regrets. J’ai assez de remords.



Would he be able to love the person I've become?

lundi, septembre 05, 2005

Le labyrinthe

Ou la réponse du psychopate.


Ce soir, j'ai foulé de mes pas le labyrinthe
j'ai suivi ses circonvolutions
j'ai laissé ma main droite effleurer le ciment de ses murs, et mes pieds
fouler le marbre de son sol
toujours à droite, toujours prendre à droite
prendre à droite, être droit, c'est le seul moyen de sortir indemne du
labyrinthe
mais est ce que j'ai vraiment envie d'en sortir ?
est ce que je n'ai pas envie de m'y perdre pour de bon, dans ces couloirs
déserts, dans ces alcoves oubliées, dans ces escaliers usés par les fantômes
de mes pensées ?
Je vais devoir en sortir,
il me faut boire
il me faut manger
il me faut dormir
mais est ce que je ne suis pas dépendant à cet égarement admis et voulu ?
est ce que je n'aime pas être épuisé et hagard, crevant de faim et de soif, le
corps tellement saturé de mes propres poisons que la réalité se dissout
doucement, se masque, et se transforme, se fragmente et tombe en pièces
éparses et tellement négligeables ?
le labyrinthe veut me retenir
et j'y suis bien
je me love contre sa pierre chaude,
je pose mon oreille contre cette
maçonnerie séculaire, qui pulse tellement de vie, tellement débordante...
je suis recroquevillé en son sein
c'est ma nourriture, et c'est ma boisson et c'est mon sommeil
une nourriture qui l'affame
une boisson qui l'assoiffe
un sommeil qui l'extenue
Est ce que je peux lui imposer cela ?
Dois je sortir du labyrinthe, si il ne trouve pas la force de m'expulser ?
Dois je lui laisser le choix ?
Peut être pas...


Lui.

La folie...

La ligne de ton cou, cette plage de chair tendre où j’aime enfoncer mon nez, te respirer de près, me fondre, te dire du bout de mes lèvres l’espace d’un bref frôlement que je veux t’appartenir toute entière, cette ligne blanche et douce, moelleuse presque, encombre mes pensées le jour et mes rêves la nuit…

Je rejoins dans la jouissance que tu me provoques le sauvage et le limpide, je me sens écorchée vive par cette fureur inouïe que je sens croître entre mes jambes, tu m’as fait retrouver la folie, l’abandon, le plaisir, tu as repoussé les limites de ma déraison. Je m’abandonne cycliquement au frémissement de mes cuisses, qui t’attendent, te guettent, te désirent, te souhaitent, te nécessitent et franchissent -sans me demander mon avis- le seuil de la patience…

Lorsque l’adrénaline retombe -à chaque fois- j’attends un je ne sais quoi, j’observe, je t’observe, je dessine tes traits du bout des doigts, de la pointe du nez, du bout des lèvres et je m’installe dans ce silence contemplatif qui me donne le tournis. J’aimerai tant te parler, te soupirer mille obscénités à l’oreille, mille secrets, mille mots doux…

Mais les mots maintenant je m’en méfie, j’en ai abusé, je les ai abusés et ils se sentent fatigués, accablés par cette histoire infinie que je leur fait raconter sans cesse dans mes pensées, de ces dessins tortueux qu’ils forment sur les bout électrisés de mes connexions neuronales, épuisés de remuer sans cesse, de devoir former des dessins insensés, comme une longue corde tombée par terre, qui s’emmêle, se tortille dans l’espace et égare les repères, il n’y a plus de début, ni de fin, tout est un amas insensé de fantaisies et phantasmes.. Je cherche donc le silence, il n’y a guère que ta voix, tes soupirs, qui valent mieux que le silence…

Je n’en veux pas de ce désespoir qui s’affiche sur mon visage quand tu me quittes, cette peur constante de -quand est ce que ce sera la dernière fois ?-, et l’angoisse entre les baisers, toujours la même question, lasse de son manège, quand ? quand ? quand est ce que je vais te voir ? quand est ce que j’aurai encore le droit de resserrer mon étreinte, de te ramener vers moi, de d’enfoncer mes doigts sur la peau salée de tes épaules et le pousser vers moi, dans moi ?

L’attente entre ces brefs moments furtifs, fugitifs, mille fois plus délicieux du fait qu’ils sont rares, rares, attendus et défendus, est comme une passion brûlante, une passion amplifiée par l’absence, par l’impossibilité de t’avoir à part entière, qui me dévore, me déchire, fais de moi une femme tourmentée et capricieuse…

Le besoin de t’avoir en moi, sur moi, dans moi, contre moi me hante et m’obsède, me fait par moments frôler la démence, et je me sens devenir un animal, comme la chaleur déraisonnée et déraisonnable d’un félin qui ne peut que chercher, désirer, convoiter, et se retrouve lacéré par le désir pressant d’étancher cette soif de plaisir, de jouissance..

Tu as réveillé la démesure en moi, une gourmandise, un besoin de m’empiffrer de ta peau, de te dévorer tout entier, te manger, te bouffer, te croquer, te lécher, te mordre, doucement, violemment, goulûment, tu as réveillé ma volupté, ma soif, ma faim, mon appétit, ma débauche, ma démence…

Que m’as-tu fait magicien de l’inédit?
Quel filtre poissonneux ai-je avalé ?
Et comment se délivrer de ton sortilège ?

dimanche, septembre 04, 2005

La douleur...

C’est de la folie absolue cette histoire, et je vis partagée par les extrêmes, tantôt je veux laisser tomber l’un, tantôt l’autre, tantôt tous les deux et me fuir moi-même à nouveau et repartir, me reconstruire dans cette glace qui finit par me renvoyer une image de moi dont je ne veux pas. J’ai l’impression de m’être un peu construite comme femme dans les refus que j’ai essuyé cette année, les réticences, les demi mots, toute cette panoplie de la séduction, physique, mentale, morale, que j’ai vécu avec toi et pas qu’avec toi. Je me sens à la fois très femme et très pute, trop gamine et trop naïve, comme si je redécouvrais dans ma sincérité absurde, dans mon honnêteté brutale et frôlant l’autodestructif toutes les fautes à ne pas commettre que je commets l’une après l’autre. Je ne peux m’empêcher de me livrer à toi sans freins, sans mesure, j’abhorre les entraves…


Je me sens comme un œuf dansant sur un jet d’eau.


Je te veux tellement… et on va se faire tellement mal. Quand est ce que j’aurai le courage de nous délivrer de cette spirale descendante vers les enfers ? Je me sens au bord du gouffre, tourbillonner vers le bas et je ne veux pas t’entraîner avec moi. Tu mérites le sourire heureux d’une fille que tu ne trouveras pas avec moi…

Tu mérites tellement mieux que ce que je suis en mesure de t’offrir, qu’il faudra bien qu’un jour se produise le sevrage d’adrénaline que je redoute de toute mon âme… Quand est ce que nous allons nous perdre ? Le compte à rebours fait pirouetter mon désir, mais puisqu’on a déjà dépassé le stade ou l’on peut faire marche arrière il faudra bien que je me prépare, que tu m’abandonnes, qu’on se quitte…

samedi, juillet 30, 2005

Battement de cils


Partie tôt ce matin pour aller travailler, il était sur mon canapé.

Ça a commencé par un coup de fil. Tout bête. Je ne vais pas bien. J'arrive. Une ballade, puis un café. Puis un verre.

Et des mots, des flots de mots.

Si intenses.

Puis un dîner.

Une nuit de paroles dans la fumée, encore et encore mille petits fragments de vie partagé et la contrefaçon des points de vue.

Je suis rentrée et j'ai trouvé ça..

Comment devenir folle en l'espace d'un battement de cils.

Des questions qui jaillisent dans tous les sens, qui fusent, se multiplient...

mercredi, avril 27, 2005

En vrac

Dans cette foulée de sensations parfaitement inquiétantes, où la température de mes mains descend au dessous de zéro, je continue en vain à m’interroger sur la signification exacte de ces mots en relief que je sens battre dans mes poignets.
C’est comme si une histoire menaçante se livrait à moi, à travers un code morse dans mon arythmie cardiaque.
Je frisonne.
Est ce de froid ou d’envie de me débarrasser de ces pensées dérangées qui sont montées sur mes épaules et me poussent vers la terre dans une métaphore Baudelairienne, qui jonchent ma tête à même le sol ?

Dans cet huis clos asphyxiant où je suis en tête à tête avec moi-même, avec un amas de sensations dont je ne sais que faire, avec cet Horla meurtrier qui m’empêche de refaire surface, je tourne en rond comptant les heures qui me séparent d’une nouvelle fuite de moi-même, en arrière cette fois-ci.

Le problème quand on part trop loin, est que à force de vouloir se détacher de tous ce qui nous lastre dans la fuite en avant à travers les sensations nouvelles et inédites est que l’on finit par perdre les repères qui nous ancrent à quelque chose.

mardi, avril 26, 2005

Monsoon

Voici des mois que j’entretiens
l’absurde dépendance
d’un petit regard bleuté
tâchant de remonter la pente en amont
je me retrouve
lancée dans la chute en aval
sans pour autant connaître
le degré d’inclination de la pente…


Attachée à une gymnastique mentale
qui pousse machinalement au sourire
je m’abandonne à l’oisiveté tiède
qui compense l’intensité montante
de pensées qui défilent
comme sur une fenêtre de train
à une vitesse vertigineuse
qui me donne le tournis.

Et dans cet étrange dialogue
que je tiens avec moi-même
tout le monde est exclu
je me renferme
dans cette bulle étouffante d’air rassis
où je me trouve à l’aise mais isolée.

J’aimerai oublier
laisser de côté cette manie
de m’obséder pour le moindre détail
passer sur l’envie, et le besoin
de compter pour quelqu’un,
de m’arracher de cette immense solitude
que je creuse à même les ongles
autour de moi.

J’invente des images,
je les ramasse à la sortie même
du fil de pensées dérangées
que je m’acharne à suivre,
de haut en bas.
Toujours dans l’attente
de ce stupide regard bleuté,
délavé de sens et de couleur
qui déteint sur chacun de mes mouvements,
je fonce sur les paradis artificiels
en me contaminant de la passivité
morne et désabusée
d’un contexte dans lequel
j’ai du mal à m’inscrire...